Affaire Jubillar : le détail que l'avocate des enfants de Delphine leur a délibérément caché
Louis et Elyah connaissent désormais la vérité : leur mère, Delphine Aussaguel, a été retrouvée après la découverte de ses ossements. Une partie de l'enquête reste toutefois hors de leur portée, sciemment tenue à l'écart d'eux. Leur avocate, Me Malika Chamni, dévoile les raisons de ce silence.
Résumé de l'article
Cédric Jubillar a reconnu sa responsabilité dans la disparition de Delphine, dont le corps a été retrouvé, tandis que les enfants reste protégée de certains détails médicaux sensibles.
Pendant plus de cinq ans, Delphine Jubillar reste introuvable, et le mystère autour de sa disparition semble s'éterniser. Son ex-compagnon, Cédric Jubillar, condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle, s'obstine pendant des années à clamer son innocence. Jusqu'au 6 juillet 2026, date à laquelle le dossier prend une tournure inattendue : l'homme reconnaît enfin sa responsabilité par écrit et fournit aux enquêteurs des informations décisives pour relancer les recherches.
L'enquête s'accélère alors très vite. À peine dix jours après ces aveux, le 16 juillet, des ossements sont découverts dans le Tarn, à quelques kilomètres du domicile familial de Cagnac-les-Mines. Grâce aux tests ADN, les enquêteurs confirment finalement qu'il s'agit bien des restes de Delphine, même si le squelette retrouvé reste incomplet. Évidemment, cette découverte marque forcément l'entourage de la victime, et notamment sa meilleure amie ainsi que l'homme qui partageait ses projets d'avenir.
Ce détail caché aux enfants de Delphine pour leur bien
Pour les enfants de Delphine, Louis et Elyah, cette étape se vit évidemment avec d'infinies précautions. En effet, leur avocate, Me Malika Chamni, a fait le choix de leur épargner certains éléments de l'enquête, notamment un détail précis concernant le fémur de Delphine, évoqué depuis plusieurs jours dans les médias. Interrogée par BFMTV à ce sujet, elle explique cette décision : "Je le reprends parce que vous l'indiquez, vous, dans vos interviews. Mais bien sûr qu'on ne parle pas de ça avec des enfants."
Pour Me Chamni, certaines informations doivent en effet rester réservées aux adultes, et ce, afin de préserver au mieux les deux enfants. "Il faut laisser grandir tranquillement ces enfants", insiste-t-elle d'ailleurs auprès de nos confrères, avant de préciser la seule chose qu'elle a acceptée de leur transmettre à ce stade. C'est donc un message simple et essentiel que l'avocate a choisi de livrer à Louis et Elyah, loin de tout détail médical ou judiciaire : "On a retrouvé le corps de maman."
Le fémur, un indice qui pourrait encore livrer des réponses
Derrière ce détail se cache un élément qui passionne les spécialistes : le fémur retrouvé parmi les ossements de Delphine Jubillar. Cet os pourrait en effet renfermer des informations précieuses sur les circonstances du décès. Comme l'explique le médecin légiste Jean-Marie Franques, les ossements conservent parfois des traces exploitables, même des années après la mort : "Les ossements peuvent en révéler beaucoup sur la présence de toxiques dans l'organisme, même autant de temps après".
Grâce à l'analyse de la moelle osseuse, les enquêteurs pourraient donc traquer d'éventuelles traces de médicaments ingérés avant la mort de Delphine Jubillar. Ces examens s'annoncent décisifs, alors que les circonstances du décès restent floues. D'autres zones d'ombre persistent d'ailleurs : les lunettes cassées de l'infirmière et l'absence de blessures sur Cédric Jubillar jettent le doute sur sa version des faits la nuit du drame.Une chose est sûre : l'affaire est encore loin d'avoir livré tous ses secrets.