"Monstre", "Colérique" : l'amant de Delphine Aussaguel sort du silence après les aveux de Cédric Jubillar
Le silence est enfin brisé. Après la publication par Le Parisien d'extraits du procès-verbal contenant les aveux de Cédric Jubillar, l'amant de Delphine Aussaguel a décidé de réagir publiquement. Voici ses déclarations.
Résumé de l'article
Après des aveux tardifs de Cédric Jubillar sur la mort de son épouse, son amant exprime son choc et remet en question la version donnée, au cœur d’un procès reporté.
Il aura fallu près de six ans à Cédric Jubillar pour briser le silence, permettant enfin de retrouver le corps de Delphine. Début juillet, le peintre plaquiste reconnaît, dans une lettre manuscrite adressée à ses avocats, être à l'origine de la mort de son épouse. Il collabore ensuite pleinement avec les forces de l'ordre, qui parviennent à localiser les restes de la défunte dans un champ de la commune de Mailhoc, à une quinzaine de kilomètres de là où vivait le couple, dans le Tarn.
Ces aveux, Cédric Jubillar les confirme ensuite à l'oral devant Valérie Noël, magistrate désignée par la présidente de la cour d'assises de la Haute-Garonne. Il y raconte avoir tué sa femme après une dispute, au cours de laquelle l'infirmière lui aurait lancé, à propos de son amant : "Maintenant, je n'ai plus rien à perdre, je peux te l'avouer, j'en ai trouvé un qui me fait mieux l'amour que toi." Une phrase qui l'aurait fait "vriller", selon ses mots : "Je voulais qu'elle se taise, je l'ai attrapée par le cou et j'ai serré."
L'amant de Delphine sort du silence après les aveux de Cédric Jubillar
Ce mardi 21 juillet 2026, la publication des extraits de ce procès-verbal par Le Parisien ne laisse pas indifférent Donat-Jean, l'homme avec qui Delphine Aussaguel souhaitait justement refaire sa vie. Originaire de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, cet homme de 45 ans avait d'ailleurs été le premier à évoquer publiquement sa liaison avec l'infirmière, quelques jours seulement avant l'incarcération de Cédric Jubillar, en juin 2021.
Alors que les examens médico-légaux ont confirmé qu'il s'agissait bien des ossements de Delphine, son amant a décidé de prendre la parole dans les colonnes du Parisien, ce jeudi 23 juillet. "Je ne peux pas laisser sans réponse les aveux de Cédric Jubillar, tant ils me paraissent malhonnêtes et empreints d'une grande perversion", a-t-il déclaré. Donat-Jean se dit particulièrement choqué par la façon dont Cédric Jubillar a choisi de se débarrasser du corps de son épouse, abandonné dans un tas de fumier.
Le procès en appel reporté
"Il a sali Delphine avant son passage à l'acte, pendant et même après. Je savais que Cédric Jubillar était un monstre, mais pas à ce point-là…", confie en effet Donat-Jean à nos confrères, encore marqué par la teneur des aveux. Pour lui, le choix d'enfouir la dépouille dans un milieu aussi acide qu'un tas de compost ne laisse planer aucun doute : il y voit une véritable volonté de destruction. Il se montre par ailleurs peu convaincu par les aveux de Cédric, dont la version reste à ce jour invérifiable.
"Elle savait à quel point Cédric pouvait être colérique et partir au quart de tour. Je ne crois pas un instant qu'elle l'aurait titillé sur son manque de virilité", ajoute-t-il. Alors que le procès en appel de Cédric Jubillar devait initialement se tenir au mois de septembre prochain, il a finalement été reporté au premier semestre 2027 après une réunion informelle. Affaire à suivre.
Cédric Jubillar est passé aux aveux. Il a confié à la justice qu'il était bien le meurtrier de Delphine Aussaguel après cinq ans et demi de silence. Il a livré un témoignage sur le déroulé du meurtre de sa femme. "Je voulais qu'elle se taise, je l'ai attrapée par le cou et j'ai… pic.twitter.com/TkLoYfx0pH
— M6 Info (@m6info) July 22, 2026