Affaire Delphine Jubillar : les ossements retrouvés dans le Tarn appartiennent bien à l'infirmière disparue

Près de six ans après sa disparition, le mystère se referme : les ossements découverts dans le Tarn sont bien ceux de Delphine Jubillar. Une confirmation scientifique qui bouleverse une affaire restée sans réponse depuis décembre 2020.

Publié le par Faustine Jehanne
Affaire Delphine Jubillar : les ossements retrouvés dans le Tarn appartiennent bien à l'infirmière disparue
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Résumé de l'article

L'affaire Jubillar connaît un tournant majeur. Après les aveux de Cédric, les analyses confirment l'identité des ossements retrouvés dans le Tarn. Une avancée décisive qui éclaire la disparition de l'infirmière et relance l'instruction.

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L'affaire Delphine Jubillar prend enfin un tournant décisif. Depuis la disparition de l'infirmière en décembre 2020, la commune de Cagnac-les-Mines a fait l'objet de recherches répétées, restées vaines pendant des années. Jusqu'à cette découverte récente : des ossements exhumés dans le Tarn, que les experts viennent formellement d'identifier. Le verdict sans appel : ils appartiennent bien à Delphine. Un dénouement que la famille redoutait autant qu'elle l'espérait, après près de six ans d'attente.

Ce dénouement fait suite aux aveux de Cédric Jubillar : le mari de la victime, resté muet pendant des années malgré les soupçons, a en effet fini par craquer. Ses déclarations lors d'une audition décisive ont ainsi orienté les enquêteurs vers le bon terrain. Jusque-là, la police n'avait que des présomptions, aucun corps pour étayer l'accusation. Aujourd'hui, elle détient désormais la pièce qui manquait à ce dossier judiciaire qui captive la France depuis bientôt six ans.

Les ossements retrouvés dans le Tarn sont bien ceux de Delphine Jubillar

Jusqu'ici, Cédric Jubillar avait toujours nié être mêlé à la disparition de son épouse. Mais lors de son passage devant les magistrats instructeurs en ce mois de juillet, il est finalement passé aux aveux et a donné des indications précises : une zone boisée, non loin de l'ancien domicile du couple. Les techniciens de l'identification criminelle s'y rendent aussitôt et exhument des restes humains. Le résultat tombe : l'ADN correspond parfaitement au profil génétique de Delphine Aussaguel.

Cette découverte confirme donc la piste de l'homicide et balaie toutes les théories d'une fuite volontaire. Le procureur de la République a pris la parole pour officialiser cette avancée, assurant que "les analyses scientifiques ne laissent aucune place au doute" quant à l'identité de la victime. Sa déclaration éclaire aussi un autre mystère : le corps avait été déplacé ou soigneusement dissimulé, ce qui explique pourquoi les battues citoyennes et les fouilles militaires n'avaient jusqu'ici rien donné.

Et maintenant ?

Du côté des avocats des parties civiles, on parle d'un soulagement teinté de douleur. La famille de Delphine peut enfin envisager de faire son deuil, après des années d'une attente insoutenable, rythmée par l'espoir puis la désillusion. La suite judiciaire, elle, promet d'aller vite désormais. Avec un corps et des aveux détaillés du mari, le dossier change de dimension : le renvoi de Cédric Jubillar devant la cour d'assises du Tarn ne fait plus guère de doute, mais il se dessine sous un angle radicalement nouveau.

Reste cependant une étape clé : les experts vont désormais passer les ossements au crible pour établir les causes exactes du décès de la jeune femme. Ces analyses anthropologiques auront un rôle décisif : elles diront si le récit livré par l'accusé colle vraiment avec les lésions relevées sur les restes de la victime. La dernière pièce d'un dossier qui, depuis cette nuit de décembre 2020, tient la France en haleine.

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