Cédric Jubillar : les aveux qu’il a fait devant la justice
Après ses aveux écrits du 6 juillet 2026, qui ont permis de retrouver le corps de Delphine, Cédric Jubillar a livré un récit glaçant à une magistrate le 15 juillet. Des extraits de ce procès-verbal, révélés par Le Parisien, replongent dans une nuit d'horreur.
Résumé de l'article
Cédric Jubillar a confirmé devant la justice les circonstances tragiques qui ont entraîné la mort de son épouse, menant à la découverte de son corps après six ans d'absence.
Neuf jours après avoir reconnu être à l'origine de la mort de son épouse, permettant la découverte de ses ossements, Cédric Jubillar a confirmé ses aveux à l'oral devant une magistrate désignée par la présidente de la cour d'assises de Haute-Garonne. Des extraits du procès-verbal, publiés ce mardi 21 juillet par Le Parisien, retracent le basculement tragique survenu au domicile conjugal. Vers 1h du matin cette nuit-là, l'artisan aurait rejoint le salon, où sa femme l'aurait interpellé. Une dispute aurait alors éclaté à propos de leur divorce en cours.
La jeune femme aurait brandi son téléphone, affichant une photo d’elle dénudée, tout en le rabaissant. “T'es qu'une merde, un toxico de merde, je fais bien de me barrer, personne ne voudra de toi”, lui aurait-elle lancé. Jusqu’à cette phrase : "Maintenant, je n’ai plus rien à perdre, je peux te l’avouer, j’en ai trouvé un qui me fait mieux l’amour que toi." Il avoue alors avoir “vrillé” : “Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré. Je lui disais : ‘Tais-toi, tais-toi, je t’en supplie, tais-toi.’ Je voulais que ça s’arrête, qu’elle se taise, je n’en pouvais plus. Quand je faisais ça, elle était en face de moi, je me souviens que je regardais mes pieds car je ne voulais pas croiser son regard. Elle est tombée inerte.”
Les aveux glaçants de Cédric Jubillar devant la magistrate
Face au corps sans vie de son épouse, Cédric Jubillar dit avoir d'abord été comme paralysé, incapable de réagir sur le coup. Il confie : "Il m'a fallu quelques instants pour réaliser que je venais de tuer la mère de mes enfants." Une fois ce choc passé, une seule idée l'obsède : que Louis et Mia ne découvrent jamais "leur mère comme ça" au réveil. Il soulève alors le corps de Delphine, le charge sur son épaule et le porte jusqu'au coffre de sa voiture. Il démarre ensuite et roule une dizaine de kilomètres dans la nuit, sans destination précise au départ, avant qu'un souvenir ne s'impose à lui.
Ce lieu, il le connaissait déjà : "Je me souvenais avoir vu des monticules de terreau que j'avais vu avant dans le cadre d'un chantier. Je me suis dit que j'allais la mettre là-bas." Arrivé sur place, il creuse la terre à mains nues, sans outil, et y enterre le corps de son épouse. Puis, il rentre chez lui et prend soin de vérifier que ses deux enfants dorment toujours. C'est seulement après ce contrôle qu'il ressort discrètement pour se débarrasser des dernières preuves : une paire de chaussures, un manteau et le téléphone de Delphine, jetés dans la poubelle d'un voisin.
Le procès en appel reporté
Cédric Jubillar conclut finalement son récit sur ses remords : "J'ai réalisé que j'avais commis quelque chose d'abominable. Après je me suis enferré dans mon mensonge. Avec la pression des enquêteurs, la pression médiatique, la pression des juges, je ne savais pas comment faire pour me sortir de mon mensonge. Je pense beaucoup à mes enfants, j'ai peur qu'ils m'en veuillent, qu'ils ne veulent plus me parler, j'ai d'énormes remords par rapport à Delphine, à ma belle-mère, à mes enfants."
Ces aveux ont enfin permis de retrouver le corps de Delphine Jubillar, six ans après sa disparition, mettant fin à une longue attente d'incertitude et d'espoir pour ses proches. Suite à ces révélations, la présidente de la cour d'assises de Haute-Garonne a donc ordonné ce mardi 21 juillet le renvoi du procès en appel du père de famille, malgré les débats du côté des deux parties. Selon les informations de BFMTV, le jugement devrait finalement avoir lieu au premier semestre 2027. Affaire à suivre.