Affaire Lyhanna : ce que l’autopsie apprend du calvaire subi par la fillette juste avant son décès
Le rapport d'autopsie est sans appel : Lyhanna, 11 ans, retrouvée sans vie dans le Gers, a été victime d'un viol. Voici ce que l'on sait.
Résumé de l'article
L'autopsie de Lyhanna, 11 ans, met en évidence des violences subies par l'enfant ainsi que des traces biologiques rattachées au principal suspect. L'enquête suit son cours.
Trois semaines après la découverte du corps de Lyhanna dans un ancien silo agricole de Puycasquier, dans le Gers, l'enquête entre désormais dans une phase déterminante. C'est en effet BFMTV qui a révélé ce 18 juin les premiers résultats de l'autopsie, venant ainsi lever un coin du voile sur les derniers instants de la fillette. Ce que ces conclusions médicales révèlent est d'une gravité absolue, et plonge un peu plus la France entière dans la consternation face au sort tragique réservé à cette petite fille.
Les experts légistes ont ainsi mis en évidence des traces de violences sur le corps de Lyhanna, notamment des ecchymoses localisées à la tempe gauche. Plus troublant encore, les experts estiment qu'elle aurait pu être bâillonnée à l'aide de ruban adhésif avant sa mort. Pour l'heure, les investigations se poursuivent activement afin de déterminer avec certitude la cause exacte du décès de cette collégienne, dont le destin brisé continue de soulever une vague d'émotion à travers tout le pays.
Les traces biologiques de Jérôme Barella retrouvées sur le corps de Lyhanna
En complément de ces premières constatations, les analyses médico-légales viennent apporter un éclairage supplémentaire glaçant : Lyhanna aurait également subi des violences sexuelles. Plus accablant encore, le profil biologique de Jérôme Barella, principal suspect dans cette affaire, aurait été retrouvé, selon nos confrères de BFMTV, sur des zones intimes du corps de l'enfant. Des éléments qui, s'ils venaient à être confirmés, constitueraient un tournant majeur dans l'instruction de ce dossier.
À ce stade de l'enquête, Jérôme Barella n'aurait pas encore été appelé à comparaître devant le magistrat instructeur pour une extension de sa mise en examen aux chefs de meurtre et de viol. "Face au pire pouvant arriver à une enfant et à des parents, leur colère n’a d’égal que leur dégoût. La famille demande à ce que son intimité et sa vie privée soient respectées. Aucun autre commentaire ne sera fait", a de son côté confié l'avocat de la famille de Lyhanna, selon BFMTV.
Le principal suspect déjà signalé par les États-Unis avant le drame
Ce que l'on sait désormais de Jérôme Barella dresse un portrait glaçant. Celui-ci fait en effet l'objet de plusieurs accusations d'agressions sexuelles sur mineurs, et son profil était loin d'être inconnu des autorités compétentes. Bien avant le drame, son comportement en ligne avait déjà été détecté par le National Center for Missing and Exploited Children (NCMEC), une organisation américaine spécialisée dans la lutte contre l'exploitation sexuelle des mineurs.
C'est grâce à des données recueillies sur Internet et les réseaux sociaux que plusieurs signalements le concernant avaient déjà été transmis aux autorités françaises, et plus précisément à l'Office mineurs (Ofmin), le service de police judiciaire chargé de combattre les violences sexuelles commises à l'encontre des enfants. Un faisceau d'alertes qui, au regard de ce qui s'est produit, soulève aujourd'hui de douloureuses questions.
INFO BFMTV. Autopsie de Lyhanna: l'enfant a été bâillonnée avec du scotch, son corps porte des traces d’ecchymoses pic.twitter.com/eMMVoL4EZk
— BFM (@BFMTV) June 18, 2026