Patrick Bruel : Marine Le Pen s’exprime à son tour sur l’affaire et ne mâche pas ses mots

Invitée d'Apolline de Malherbe sur BFMTV, Marine Le Pen n'a pas esquivé le sujet Patrick Bruel, bien au contraire. Découvrez ses confidences !

Publié le par Faustine Jehanne
Patrick Bruel : Marine Le Pen s’exprime à son tour sur l’affaire et ne mâche pas ses mots
© KENZO TRIBOUILLARD / AFP / © BFMTV

Résumé de l'article

Marine Le Pen insiste sur la présomption d’innocence de Patrick Bruel, tout en admettant qu'à titre personnel, elle ne se rendrait pas aux concerts de la tournée anniversaire du chanteur.

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Alors que Patrick Bruel s'apprête à entamer une tournée anniversaire pour célébrer les 35 ans de son album Alors regarde, l'affaire qui le touche continue de susciter des réactions dans tous les milieux. Visé par de graves accusations de violences sexuelles, le chanteur voit la pression monter de toutes parts, plusieurs élus locaux ayant d'ailleurs réclamé qu'il se mette en retrait. C'est dans ce contexte particulièrement sensible qu'Apolline de Malherbe a interrogé Marine Le Pen sur le sujet sur BFMTV.

La cheffe de file du Rassemblement National a d'abord rappelé les faits : juridiquement, rien n'oblige l'artiste à annuler ses concerts. Reste que personne n'est non plus forcé d'y mettre les pieds. Et sur ce point, Marine Le Pen a été cash. "Je n'irai pas et je n'y serai pas allée parce que je ne l'aime pas. Il ne m'aime pas non plus vous me direz", a-t-elle lâché avec humour, précisant ainsi que son absence relevait bien plus d'une question de goûts que d'une prise de position politique.

Marine Le Pen ne mâche pas ses mots sur l'affaire Patrick Bruel

Pour autant, Marine Le Pen a tenu à replacer le débat dans son cadre légal. Interdire à Patrick Bruel de monter sur scène serait, selon elle, une ligne rouge à ne pas franchir. "Si on fait ça, on rompt avec l'État de droit. Je sais que ça peut déplaire à certains, mais il y a un principe fondamental dans notre droit : c'est la présomption d'innocence. Tant que vous n'êtes pas définitivement condamné, vous êtes présumé innocent", a-t-elle en effet martelé sur BFMTV.

Marine Le Pen a poussé sa réflexion plus loin, soulevant une question qui dépasse largement le seul cas Bruel. "Ça n'empêche pas que chacun peut avoir sa conscience personnelle, son intime conviction sur les faits, mais en l'espèce, faire cela pour lui ou pour les autres, c'est condamner quelqu'un à la mort professionnelle ou à la mort sociale avant que la justice ne se soit prononcée", a-t-elle conclu, rappelant que ce principe vaut pour tout le monde, quelle que soit la gravité des accusations.

Une présomption d'innocence à ne pas oublier

Marine Le Pen ne mâche pourtant pas ses mots sur le fond, estimant que "tous ces gens qui sont accusés de se comporter comme des porcs avec les femmes" constituent une "véritable honte". Mais pour elle, indignation personnelle et principes juridiques restent deux choses bien distinctes. "Les principes doivent être appliqués même quand ils vont à rebours de votre sentiment personnel. Moi, j'ai des principes, j'y tiens et on ne peut pas parler de l'État de droit en toutes circonstances sans les respecter, même si ça fait mal, même si ça dérange", a-t-elle conclu.

De son côté, Patrick Bruel continue de clamer haut et fort son innocence. Le chanteur nie en bloc toutes les accusations portées contre lui. "Jamais je n'ai forcé une femme. Jamais je n'ai drogué, manipulé ou cherché à soumettre qui que ce soit. Je ne me suis jamais servi de ma notoriété pour abuser de quiconque et obtenir des relations non consenties", a-t-il en effet affirmé via ses avocats. Déterminé à aller jusqu'au bout, il assure aujourd'hui être prêt à se battre pour "défendre la vérité". À suivre...

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