Patrick Bruel : Aurore Bergé fait une mise au point après le lancement d’une pétition visant à annuler ses concerts
Interrogée sur RTL, Aurore Bergé défend l’État de droit et refuse de politiser l’affaire Patrick Bruel.
Résumé de l'article
Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité, appelle à respecter la présomption d'innocence tout en écoutant les plaignantes dans l'affaire Patrick Bruel, refusant de soutenir une pétition annulant ses concerts.
Invitée sur RTL, Aurore Bergé a réagi aux accusations visant Patrick Bruel. Alors que plusieurs personnalités se sont exprimées, elle a tempéré autour du débat sur le maintien de ses concerts prévus en France, tandis qu'une association féministe a lancé une pétition.
La ministre chargé de l'égalité a rappelé la nécessité d’entendre les plaignantes, tout en respectant la présomption d’innocence durant la procédure judiciaire actuellement engagée. Rappelons que quatre nouvelles femmes l'accusent d'agressions.
Aurore Bergé refuse de soutenir la pétition
Depuis plusieurs semaines, Patrick Bruel fait face à trois enquêtes portant sur des soupçons de violences sexuelles, en France et en Belgique. Malgré cette situation, le chanteur poursuit ses représentations au Théâtre Édouard-VII à Paris. Invitée de la matinale de RTL, ce mardi 28 avril, Aurore Bergé a été interrogée sur cette polémique. Face à Thomas Sotto, la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes a insisté sur un principe clair. Selon elle, il faut défendre à la fois "la parole des victimes" et "la présomption d’innocence". Elle a ajouté : "Ça s’appelle l’État de droit et c’est l’exigence qui est la nôtre".
Le journaliste lui a ensuite demandé si elle signerait la pétition réclamant l’annulation de la tournée de Patrick Bruel en France, en Belgique et au Canada. Aurore Bergé a répondu par un "non catégorique". Elle a ensuite expliqué sa position avec fermeté. "C’est son libre choix, celui de ses producteurs, celui des Français qui viendront ou qui ne viendront pas", a-t-elle déclaré. La ministre a toutefois rappelé que des plaintes ont bien été déposées. Elle a donc répété qu’il faut respecter les victimes, sans oublier les droits de la défense. Pour elle, le débat public doit éviter les jugements immédiats et conserver une forme d’équilibre nécessaire.
Accusations contre Patrick Bruel : "Respectons la parole des victimes et la présomption d'innocence"@auroreberge face à @ThomasSotto dans #RTLMatin pic.twitter.com/FNDlQb1V1m
— RTL France (@RTLFrance) April 28, 2026
Une présence en concert jugée trop politique
Au cours de l’entretien, Thomas Sotto a aussi demandé à la ministre si elle pourrait assister à un concert de Patrick Bruel. Aurore Bergé a reconnu que sa fonction complique fortement une telle décision. Elle a expliqué que sa présence serait immédiatement perçue comme un message politique. "La place qui est la mienne, en tant que ministre en charge de l’Égalité, fait que ça devient plus compliqué", a-t-elle confié. Elle souhaite donc éviter toute interprétation alors qu’une procédure judiciaire vient seulement de débuter. Pour la ministre, la prudence s’impose tant que les investigations suivent leur cours normal et légal.
De son côté, Patrick Bruel conteste fermement les accusations portées contre lui. Le 18 mars dernier, une enquête de Mediapart relayait plusieurs témoignages, dont celui de Daniela Elstner. Cette dernière a déposé plainte pour tentative de viol et agression sexuelle. Par la voix de son avocat, Christophe Ingrain, l’artiste rejette "toute accusation de viol" ainsi que "les allégations de violence, de brutalité ou de contrainte". Le chanteur affirme également n’avoir "jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel". L’enquête judiciaire devra désormais établir les faits.