Patrick Bruel en garde à vue : ce qui s'est vraiment passé pendant ces 48 heures
Mis en examen mercredi 10 juin pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, Patrick Bruel a passé 48 heures en garde à vue avant d'être libéré sous contrôle judiciaire. L'avocat Pascal Garbarini s'est confié sur Europe 1 sur le déroulé de ces deux jours.
Résumé de l'article
L'avocat Pascal Garbarini lève le voile sur les conditions dans lesquelles s'est déroulée la garde à vue de Patrick Bruel.
L'affaire Patrick Bruel a franchi un cap décisif. Après 48 heures de garde à vue, le chanteur a été présenté aux juges d'instruction et officiellement mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel. Des faits présumés remontant à la période 2010-2019, dénoncés par neuf femmes. Si le parquet avait requis son placement en détention provisoire, le juge des libertés et de la détention en a décidé autrement : l'artiste repart libre, mais placé sous contrôle judiciaire.
Durant sa garde à vue, Patrick Bruel a contesté l'ensemble des accusations portées contre lui, entouré de ses avocats Mes Fanny Collin, Céline Lasek et Christophe Ingrain. De l'autre côté, Me Jade Dousselin, avocate de l'une des plaignantes, n'a pas caché sa satisfaction face à cette nouvelle étape. Elle a évoqué "une vraie première victoire judiciaire pour les victimes", estimant que cette mise en examen envoie "un signal fort et important qui montre que la justice a enfin pris conscience de la gravité des faits".
Pas de douche, des pâtes au menu : les coulisses de la garde à vue de Patrick Bruel
Alors que l'affaire continue de faire les gros titres, c'est sur Europe 1 que l'on en a appris davantage sur ce que Patrick Bruel a vécu durant sa garde à vue. Invité de Pascal Praud ce mercredi 10 juin, l'avocat Pascal Garbarini a en effet livré des détails très concrets sur ces 48 heures passées sous le contrôle des enquêteurs. "Il n'a pas de douche. Il a mangé normalement des pâtes Bolino. Un truc et c'est tout. Il a un plateau et il a dormi", a-t-il ainsi expliqué à l'antenne.
Comme pour n'importe quelle personne placée en garde à vue, Patrick Bruel a dû se plier aux règles habituelles : retrait des effets personnels, chaînes et lacets confisqués. Autant de contraintes qui s'appliquent à tous, peu importe la célébrité ou le statut de la personne mise en cause. Une réalité que l'avocat Pascal Garbarini a tenu à souligner, rappelant que ces 48 heures ont été vécues dans des conditions on ne peut plus ordinaires pour le chanteur.
Pas de traitement de faveur pour le chanteur
Autre point soulevé par l'avocat : Patrick Bruel n'aurait bénéficié d'absolument aucun passe-droit lié à sa célébrité. Pascal Garbarini a en effet tenu à le préciser, les conditions vécues par le chanteur sont exactement les mêmes que celles imposées à n'importe quel autre mis en cause. Pas question de rentrer chez soi entre deux auditions ou de souffler quelques instants. "Il n'est pas rentré chez lui, il n'a pas pu se reposer quelques instants", a-t-il ainsi confirmé.
Au terme de ces 48 heures, Patrick Bruel a directement enchaîné avec une étape décisive : sa présentation devant les juges d'instruction, chargés de lui notifier les chefs de mise en examen retenus à son encontre. Une procédure longue et pesante, au bout de laquelle le chanteur est finalement ressorti libre, placé sous contrôle judiciaire. Patrick Bruel demeure présumé innocent des faits qui lui sont reprochés, tant qu'aucune décision de justice définitive n'a été rendue.
Les obligations du contrôle judiciaire de Patrick Bruel :
— 75 Secondes 🗞️ (@75secondes) June 11, 2026
1. ne pas fréquenter de salon de massage
2. ne pas quitter le territoire national
3. remettre son passeport au greffe
4. ne pas entrer en contact avec les victimes et les membres de leur famille
5. ne pas se rendre au… pic.twitter.com/SwmfQa8Y7t