Cédric Jubillar : des aveux "à double tranchant", pourquoi l’autopsie de Delphine "pourrait se retourner contre lui" ?
Condamné à trente ans de réclusion criminelle, Cédric Jubillar a promis de révéler l'endroit où repose le corps de son ex-femme Delphine. Mais cinq ans après les faits, une autopsie pourrait-elle enfin apporter des réponses ?
Résumé de l'article
Cédric Jubillar, condamné pour la disparition de son ex-épouse, avoue cinq ans plus tard, mais l’autopsie du corps pourrait contredire ses déclarations et influencer le procès.
En octobre 2025, au terme d'un procès intense qui a captivé la France entière, Cédric Jubillar est condamné à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son ex-épouse Delphine, disparue depuis décembre 2020. Une décision que l'accusé n'accepte toutefois pas sans réagir, puisqu'il choisit de faire appel de sa condamnation. C'est ainsi qu'un nouveau procès est programmé pour le 21 septembre 2026, devant la cour d'Assises de Haute-Garonne, à Toulouse.
Mais alors que tout le monde attendait sereinement cette nouvelle échéance judiciaire, un véritable coup de théâtre vient bouleverser l'affaire : le 6 juillet 2026, cinq ans plus tard, Cédric Jubillar avoue finalement les faits dans une lettre adressée à son avocat, Maître Pierre Debuisson. Un retournement de situation total, puisqu'il se dit désormais "prêt à collaborer entièrement avec la justice" et prêt à indiquer aux enquêteurs où se trouve le corps de la victime depuis tout ce temps.
Cédric Jubillar passe aux aveux : que va-t-il se passer maintenant ?
Mais alors, si Cédric Jubillar tient réellement parole et guide les enquêteurs jusqu'au lieu où repose son ex-femme Delphine, que va-t-il concrètement se passer ensuite ? Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, aucune cérémonie d'adieu ne pourra être organisée dans l'immédiat. En effet, avant de pouvoir rendre hommage à la mère de famille, sa dépouille devra d'abord être confiée à un médecin légiste, chargé de procéder aux vérifications d'usage.
Et pour cause, même réduit à l'état de squelette, un corps peut encore parler et livrer de précieux indices aux enquêteurs. C'est justement tout l'enjeu de cette autopsie tant attendue : déterminer si les conclusions des experts viennent corroborer la version défendue par Maître Pierre Debuisson, à savoir des "coups ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Une confirmation qui pourrait avoir des conséquences non négligeables sur la suite de la procédure judiciaire.
Une autopsie qui "pourrait se retourner contre lui"
Toutefois, cette autopsie pourrait bien jouer un mauvais tour à l'accusé, et ce dernier ferait bien de s'en méfier. C'est en tout cas ce que révèle Philippe Boxho, chef du service de médecine légale de l'université de Liège, en Belgique, interrogé par nos confrères de 20minutes.fr. Selon l'expert, cet examen médico-légal représente en effet un pari risqué pour Cédric Jubillar : "c'est à double tranchant. Si le corps est mieux conservé qu'il ne le pense et s'il a menti, effectivement, ça pourrait se retourner contre lui".
Et même dans l'hypothèse où il ne subsisterait plus qu'un squelette, l'autopsie garderait tout son sens et son utilité pour la suite de l'enquête. D'après le professeur, "il y a encore moyen de le faire parler". Il détaille ainsi : "en cas de coup sur le crâne, l'os va conserver la déformation engendrée par la fracture qui peut être la cause du décès. Donc, on peut avoir encore des éléments qui permettent d'orienter l'enquête et de vérifier si l'auteur dit la vérité ou pas", conclut Philippe Boxho auprès de nos confrères.
Cédric Jubillar passe aux aveux : le corps de Delphine Jubillar se trouverait à seulement quelques kilomètres du domicile conjugal ! https://t.co/aM3eBiNi0y pic.twitter.com/9oQuzYucdz
— GOSSIP ROOM (@GossipRoomOff) July 6, 2026