Quentin Moziman n’a jamais touché le million d’euros après sa victoire à la Star Academy
Pendant des années, la victoire à la Star Academy a été associée à un gain d’un million d’euros. Mais dix-sept ans après son sacre, Quentin Mosimann brise le mythe. Invité de Ma Vie Pro Média, l’artiste révèle la réalité derrière ce chiffre fantasmé.
Résumé de l'article
Quentin Mosimann clarifie que sa victoire à la Star Academy ne slui a pas rapporté un million d’euros d’un coup, mais des versements liés à des obligations professionnelles et soumis à fortes taxes.
Pendant des années, une idée reçue a circulé autour de la Star Academy. Le grand gagnant repartirait avec un chèque d’un million d’euros, synonyme de réussite immédiate et de fortune assurée. Pourtant, dix-sept ans après sa victoire lors de la septième saison du télé-crochet, Quentin Mosimann a tenu à remettre les pendules à l’heure.
Une réalité financière toute autre
Invité dans l’émission Ma Vie Pro Média, animée par Samuel Étienne, l’artiste est revenu sans détour sur la réalité financière de son sacre en 2008. Cette année-là, Mosimann remportait la Star Academy avec 52,6 % des suffrages face à Mathieu Edward.
Contrairement à la légende persistante, le million d’euros promis au vainqueur n’est jamais versé en une seule fois. « La vérité, c’est qu’on gagne cinq versements de 200 000 euros pour sortir les albums », a expliqué Mosimann. Une précision de taille, qui change radicalement la perception du gain. Cette somme est en réalité liée à un contrat discographique et conditionnée à la sortie effective des projets musicaux. Autrement dit, il ne s’agit pas d’un jackpot immédiat, mais d’un budget étalé et soumis à des obligations professionnelles.
Un aspect rarement évoqué
Le DJ et producteur a également levé le voile sur un aspect rarement évoqué : les prélèvements et les frais. « Le petit plus bonus, c’est que ce sont des gains imposés », a-t-il rappelé. Et l’addition est lourde. Entre les commissions des managers, estimées à environ 15 %, et la fiscalité française pouvant grimper entre 50 et 60 %, le montant réellement perçu est très éloigné du fameux million. « Donc il n’y a pas le million », a-t-il tranché, sans détour.
Pour autant, Quentin Mosimann ne nourrit ni rancœur ni regret. Loin d’un discours amer, il relativise cette réalité comptable. « Mais encore une fois, ce n’est pas très important », a-t-il confié. À l’époque, son objectif n’était pas de s’enrichir, mais de retrouver une stabilité financière. « J’ai juste eu besoin d’avoir assez d’argent pour rembourser les dettes de ma maman et de pouvoir faire un crédit pour lui acheter une maison », a-t-il expliqué avec émotion.
Un témoignage rare et sincère, qui déconstruit le mythe de l’enrichissement éclair après la Star Academy et rappelle que, derrière les projecteurs, la victoire rime surtout avec travail, responsabilités et réalité économique bien plus nuancée que les fantasmes du grand public.