Affaire Patrick Bruel : la comédienne Véronique Genest prend parti pour le chanteur et ne mâche pas ses mots
Entre polémiques et concerts annulés, Véronique Genest prend la parole pour soutenir Patrick Bruel publiquement.
Résumé de l'article
Face à des accusations, Patrick Bruel voit plusieurs concerts annulés tandis que Véronique Genest défend publiquement sa présomption d’innocence, relançant un débat vif en France.
Alors que plusieurs concerts de Patrick Bruel sont annulés ou menacés, Véronique Genest a pris publiquement la parole. La comédienne, qui avait défendu Gérard Depardieu l'année passée, dénonce désormais les appels au boycott avant toute décision de justice officielle.
Depuis plusieurs jours, l’affaire divise fortement l’opinion publique. Entre soutien aux victimes présumées, notamment de la part de Christophe Willem, ainsi que de Marine Le Pen, et défense de la présomption d’innocence, les réactions s’enchaînent sur les réseaux sociaux et dans le monde politique.
Véronique Genest monte au créneau pour Patrick Bruel
À quelques semaines du lancement de sa tournée anniversaire célébrant les 35 ans de l’album Alors regarde, Patrick Bruel fait face à une vive polémique. Accusé de violences sexuelles par plusieurs femmes, le chanteur voit certains de ses concerts remis en question. Le 26 mai 2026, Emma Fourreau, eurodéputée LFI, a demandé publiquement l’annulation de sa venue à Caen. Sur X, elle a affirmé : "Les agresseurs n'ont pas leur place dans notre ville". Avant d’ajouter : "Nous nous tiendrons toujours du côté des victimes : on vous croit". Une prise de position qui a rapidement provoqué un important débat sur les réseaux sociaux et dans les médias.
Face à cette situation, Véronique Genest a choisi de défendre un principe juridique fondamental : la présomption d’innocence. Sur ses réseaux sociaux, l’actrice a écrit : "La France a-t-elle enterré la présomption d’innocence ?". Son message a immédiatement suscité de nombreuses réactions. Plusieurs internautes lui ont reproché son soutien implicite au chanteur. Tandis que d’autres ont approuvé son appel à attendre les conclusions de la justice. Dans les commentaires, certains ont dénoncé une parole jugée déplacée. Quand d’autres ont rappelé qu’aucune condamnation n’avait été prononcée à ce stade. De toute évidence, la publication de la célèbre interprète Julie Lescaut a fortement relancé les tensions autour de cette affaire particulièrement sensible.
🟣 Patrick Bruel à Caen : les agresseurs n'ont pas leur place dans notre ville !
— Emma Fourreau (@emma_frr) May 26, 2026
J'écris au préfet et au zénith pour demander l'annulation de sa venue.
Nous nous tiendrons toujours du côté des victimes : on vous croit. pic.twitter.com/ZQMyVbbWrR
Des concerts annulés et des réactions politiques en cascade
Pendant que la polémique continue de prendre de l’ampleur, plusieurs événements impliquant Patrick Bruel ont déjà été annulés ou reportés. En Suisse, le Bellarena Indoor Festival a annoncé le report sine die de son concert. Dans un communiqué, les organisateurs ont expliqué vouloir "laisser à la justice le temps d’établir les faits avec le recul et l’objectivité nécessaires". Trois concerts prévus au Québec en décembre ont également été annulés. En Belgique, le bourgmestre de Forest, Charles Spapens, a lui aussi demandé la suppression du spectacle prévu dans sa commune. Plusieurs élus estiment désormais que l’artiste devrait volontairement se retirer le temps de l’enquête.
Dans ce contexte très tendu, Marine Le Pen a également réagi au sujet lors d’une intervention sur BFM TV. La présidente du Rassemblement National a rappelé qu’aucune décision judiciaire ne contraignait actuellement Patrick Bruel à interrompre sa tournée. "Tant que vous n’êtes pas définitivement condamné, vous êtes présumé innocent", a-t-elle déclaré. Elle a aussi estimé qu’empêcher un artiste de se produire avant tout jugement revenait à provoquer une "mort professionnelle ou sociale". Malgré cette défense du cadre légal, Marine Le Pen a précisé que chacun restait libre de choisir d’assister ou non aux concerts du chanteur. Une affaire qui continue donc de profondément diviser l’opinion publique.
La France a-t-elle enterré la présomption d’innocence ? https://t.co/edctC4jRFr
— Veronique Genest (@VeroGenestOff2) May 26, 2026