Sonia Mabrouk : les propos jugés racistes d'un présentateur font réagir, l'ARCOM saisie

Après une blague controversée sur TF1 concernant Sonia Mabrouk, accusée de racisme, la séquence provoque un tollé et relance le débat sur les limites de l’humour.

Publié le par Lola Olivier
Sonia Mabrouk : les propos jugés racistes d'un présentateur font réagir, l'ARCOM saisie
© CNews / Sonia Mabrouk

Résumé de l'article

Une séquence humoristique de TF1 impliquant Sonia Mabrouk suscite une polémique pour des propos jugés racistes, entraînant une vague d’indignation et la saisie de l’ARCOM.

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Tout sur Sonia Mabrouk

La polémique enfle autour de Sonia Mabrouk après une séquence humoristique diffusée sur TF1. En cause, des propos jugés racistes prononcés par un présentateur vedette, qui ont provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux.

Rapidement, l’affaire a dépassé le cadre du divertissement. Entre réactions politiques, prises de position médiatiques et saisie de l’Arcom, l’épisode interroge sur les limites de l’humour et la responsabilité des chaînes de télévision.

Sonia Mabrouk, une voix dissonante au cœur de la tempête médiatique

La controverse s’inscrit dans un contexte déjà tendu pour le groupe Canal+. Quelques jours plus tôt, CNews avait choisi de maintenir Jean-Marc Morandini à l’antenne malgré sa condamnation, le 15 janvier, pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel. Une décision qui a suscité de nombreuses critiques et un profond malaise en interne. Sonia Mabrouk a alors été l’une des rares figures du groupe à exprimer publiquement son trouble. Interrogée à l’antenne par le député socialiste Jérôme Guedj, elle avait pris ses distances avec prudence. "C’est une décision qui ne m’appartient pas", avait-elle déclaré, rappelant que la direction assumait ce choix "par fidélité".

Mais l’animatrice ne s’était pas arrêtée là. Elle avait reconnu l’impact personnel de cette situation, confiant : "Votre question est légitime, j’avoue que je n’en dors pas depuis plusieurs jours". Une déclaration rare, perçue comme sincère, qui avait marqué les esprits. Elle s'est également exprimée dans Le Parisien. Elle y a rappelé son engagement "dans la défense des plus vulnérables" et a affirmé vouloir apporter son soutien "aux victimes de violences sexuelles et sexistes". Ces prises de parole avaient contribué à exposer les fractures internes du paysage médiatique.

Une parodie de Nicolas Canteloup qui provoque l’indignation

C’est dans ce climat déjà électrique que Nicolas Canteloup est intervenu à son tour. Le lundi 26 janvier, dans son émission C Canteloup diffusée sur TF1, l’humoriste a parodié Pascal Praud à l’aide de l’intelligence artificielle. Rebaptisant l’émission fictive Le Praud de l’indignation, il a lu un message attribué à Daniel Guichard : "Elle est quand même sympa Sonia Mabrouk pour une Arabe". Une phrase qui a immédiatement choqué de nombreux téléspectateurs. Pour beaucoup, l’ironie affichée n’a pas suffi à atténuer la violence du propos.

Les réactions ont été immédiates sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes ont dénoncé une blague jugée raciste, estimant qu’une limite avait été franchie. Certains ont rappelé que l’humour ne pouvait pas tout excuser, surtout lorsqu’il touche à l’origine ou à l’identité d’une personne. L’Arcom, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, aurait été saisie dans la foulée. Pour l’heure, ni TF1 ni Nicolas Canteloup n’ont officiellement réagi. Mais cette séquence relance un débat sensible sur la frontière entre satire, responsabilité éditoriale et respect des personnes. Affaire à suivre.

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