Marlène Schaff : elle aborde les violences qu'elle a subies plus jeune à cause de ses "différences"
Invitée de Ça commence aujourd’hui, Marlène Schaff révèle les violences et le harcèlement subis enfant à cause de ses différences et de ses origines.
Résumé de l'article
Marlène Schaff revient sur son enfance marquée par le harcèlement et la violence liés à ses différences, et sur son chemin vers l’acceptation de soi à travers l’art et son personnage de drag queen.
Invitée de Ça commence aujourd’hui le mardi 20 janvier 2026, Marlène Schaff a livré un témoignage fort. Face à Faustine Bollaert, la professeure de la Star Academy est revenue sur les violences subies durant son enfance, liées à ses différences et à son identité.
Durant l’émission diffusée sur France 2, elle a évoqué le harcèlement, les humiliations et les coups. Un passé douloureux qui a façonné son rapport aux autres, mais aussi sa manière d’entrer aujourd’hui dans la lumière, sans plus jamais s’excuser d’être elle-même.
Une enfance marquée par la violence et l’exclusion
Dès les premières minutes de l’émission, Marlène Schaff a évoqué ses blessures d’enfance. Elle explique avoir toujours été perçue comme différente. "J’avais un côté un peu original : à parler deux langues, à déjà porter des tenues fun…", raconte-t-elle. Cependant, cette singularité n’a pas été acceptée dans son environnement scolaire. En arrivant dans une nouvelle école, elle comprend rapidement qu’elle doit se faire discrète. "On m’a fait comprendre qu’il fallait que je m’écrase", confie-t-elle. Cette injonction au silence s’est imposée très tôt et a profondément marqué son rapport aux autres. Loin de son cocon familial, l’école devient alors un lieu d’angoisse et de repli. Elle s’y sent isolée, incomprise et vulnérable, sans véritable espace pour exprimer ce qu’elle ressent.
La situation s’aggrave en raison de ses origines allemandes. Marlène Schaff raconte avoir été la cible de surnoms violents comme "la Bosch" ou "la Nazie". Une stigmatisation qui dépasse les mots et se transforme rapidement en violences physiques. "Je me sentais très seule pendant la primaire et il y avait aussi de la violence", se souvient-elle. Elle évoque des scènes difficiles : son goûter arraché, des coups portés à l’abri du regard des enseignants. "On m’emmenait dans des coins où les instits’ ne pouvaient pas voir pour me mettre des coups", précise-t-elle. Ces agressions répétées laissent des traces durables. L’école, censée être un lieu d’apprentissage, devient pour elle un espace d’insécurité permanent.
Le corps, les critiques et la reconquête de soi
Même dans les cours de gymnastique, Marlène Schaff ne trouve aucun répit. Elle y subit des moqueries de la part de celles qu’elle considérait comme des amies. "Je n’ai jamais eu de complexes physiques", explique-t-elle d’abord. Pourtant, les remarques incessantes finissent par s’ancrer profondément. "C’est devenu un complexe énorme à cause des avis non sollicités", confie-t-elle. Certaines la surnomment alors "Piggy la cochonne". Une violence d’autant plus difficile à comprendre qu’elle ne se sentait pas différente physiquement. Elle compare aujourd’hui cette période à une incompréhension brutale : "Un chien fou qui vient dire bonjour à un chat et qui se prend une gifle dans la tronche". Peu à peu, ces attaques façonnent une image négative d’elle-même.
Heureusement, Marlène Schaff peut compter sur le soutien indéfectible de ses parents, et surtout de son père. Mais ce sont les arts qui lui offrent une véritable échappatoire. Le dessin, le théâtre et la musique deviennent des refuges essentiels. "J’ai trouvé ma parenthèse enchantée, il n’y avait que ça qui comptait", confie-t-elle. Toutefois, les critiques ne disparaissent pas avec les études supérieures. Elle se souvient d’un épisode marquant lors de ses études de musique. Avant une évaluation, elle redoute déjà les remarques sur son physique. "Je le sais, elle va dire que je suis trop grosse devant tout le monde", confie-t-elle à son compagnon. La prédiction se réalise : "Bon, 4/5 kilos en moins ce serait mieux", tranche sa professeure. Face à ces blessures répétées, Marlène Schaff choisit aujourd’hui de se protéger. Grâce à son personnage de drag queen, elle s’autorise enfin à exister pleinement. "Je protège Marlène et j’entre dans la lumière sans m’excuser", conclut-elle.