"J'aurais pu être riche" : Laurence Boccolini se remémore ses années dans Le Maillon Faible

Laurence Boccolini revient sur Le Maillon Faible et ses refus de carrière. « J’aurais pu être riche », confie-t-elle, évoquant lucidité et préservation.

Publié le par Lola Olivier
"J'aurais pu être riche" : Laurence Boccolini se remémore ses années dans Le Maillon Faible
© Sketch Story / © Le maillon faible / Laurence Boccolini

Résumé de l'article

Laurence Boccolini revient sur son parcours marqué par le succès du Maillon Faible, ses choix prudents et une carrière bâtie sur la rareté plutôt que la surexposition.

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Laurence Boccolini demeure l’un des visages marquants de TF1. Invitée le 15 février sur la chaîne YouTube de Shera, l’animatrice de 62 ans a revisité son parcours. Elle évoque ses choix, ses refus et une carrière menée avec prudence et lucidité assumée.

Au fil de l’entretien, elle revient sur Le Maillon Faible, émission phare des années 2000. Elle partage aussi un constat sincère : "J’aurais pu être riche". Derrière la formule, une réflexion sur l’exposition médiatique, la fidélité du public et la nécessité de se préserver durablement.

L'ascension fulgurante de Laurence Boccolini grâce à un jeu culte

En 2001, Laurence Boccolini prend les commandes de Le Maillon Faible, adaptation française de The Weakest Link, sur TF1. Très vite, le programme s’impose. Le ton est nouveau, le rythme incisif. L’animatrice incarne une figure austère, parfois piquante, qui intrigue autant qu’elle séduit. Pendant sept ans, le succès ne se dément pas. Pourtant, en 2007, la chaîne stoppe l’émission. Des années plus tard, le jeu renaît le temps d’une soirée sur M6, mais sans elle. Le public découvre alors une nouvelle incarnation portée par Vincent Dedienne. Malgré ce changement, l’empreinte laissée par Laurence Boccolini reste forte. Son style, sa voix, ses répliques ont marqué une génération entière de téléspectateurs fidèles et nostalgiques.

En coulisses, cependant, tout n’est pas simple. L’animatrice traverse une période délicate. Elle confie avoir pris du poids jusqu’à atteindre l’obésité. Un mal-être réel, qu’elle n’a jamais caché. Pourtant, elle observe un phénomène inattendu : le public s’attache davantage. Dans le podcast Les lueurs, elle se souvient : "Les gens m’aimaient comme ça, ils se reconnaissaient en moi". Elle poursuit : "Ah enfin, elle nous ressemble, elle est ronde…". Cette identification crée un lien particulier. Son image tranche avec les standards habituels. Ainsi, sa différence devient une force. Elle bouscule les codes et élargit la représentation des animatrices à l’écran. Une évolution discrète, mais significative, dans le paysage audiovisuel français.

"J’aurais pu être riche" : des refus assumés

Face à Shera, Laurence Boccolini livre un récit franc. Elle raconte son casting pour Le Maillon Faible. Parmi une quarantaine d’animatrices, elle décroche le rôle. "J’ai réussi ce casting et j’ai fait, de cette émission, un succès", explique-t-elle. Ensuite, tout s’accélère. Les propositions affluent. Toutes les chaînes la sollicitent. Pourtant, elle refuse souvent. Non par désintérêt, mais par stratégie personnelle. "On me voyait trop", confie-t-elle. Elle préfère ralentir, choisir, préserver son image. Puis, elle formule cette phrase devenue marquante : "J’aurais pu être riche, je ne le suis pas". Derrière ces mots, une ligne de conduite claire. Ne pas céder à toutes les opportunités. Maintenir une relation saine avec le public et éviter la surexposition.

Elle développe sa pensée avec une métaphore parlante. "Le public va te suivre jusqu’à un certain moment", dit-elle. Puis vient parfois "le désamour". Elle compare cette dynamique à un restaurant fréquenté trop souvent. L’envie s’émousse. La curiosité s’efface. Ainsi, elle privilégie la rareté plutôt que l’omniprésence. Aujourd’hui encore, sa trajectoire suscite l’intérêt. Depuis plusieurs années, elle commente l’Eurovision Song Contest aux côtés de Stéphane Bern pour France Télévisions. Fin 2025, ce dernier évoquait son départ dans Télématin. Il parlait d’un "choc" et précisait ne pas en être responsable. Quant à l’avenir, la décision reviendrait à Alexandra Redde-Amiel. Le suspense demeure entier.

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