Cyberharcèlement à la Star Academy : l’Arcom et la Justice prennent les choses en main

Face à l’explosion du cyberharcèlement visant les candidats de la Star Academy et d’autres émissions, l’Arcom et la justice se mobilisent pour protéger les participants et sanctionner les auteurs de messages de haine.

Publié le par Florian Ronsain
Cyberharcèlement à la Star Academy : l’Arcom et la Justice prennent les choses en main
©TF1 ©ENDEMOL

Résumé de l'article

L’Arcom et la justice renforcent la lutte contre le cyberharcèlement envers les candidats de divertissement, mobilisant chaînes et producteurs pour protéger les victimes.

Sommaire
Tout sur Star Academy

Le phénomène n’est malheureusement plus marginal. Depuis plusieurs années, les candidats d’émissions de divertissement comme la Star Academy sont la cible d’un flot croissant de messages haineux sur les réseaux sociaux. Face à cette situation préoccupante, l’Arcom et la justice française ont décidé d’unir leurs forces pour renforcer la protection des participants, et envoyer un message clair : le cyberharcèlement ne restera plus impuni.

Des messages racistes

Lundi, le régulateur de l’audiovisuel et les autorités judiciaires ont réuni chaînes de télévision et sociétés de production afin d’appeler à une « mobilisation générale » contre le harcèlement et le cyberharcèlement visant les candidats d’émissions de divertissement. Une initiative née après plusieurs alertes concernant des campagnes de haine répétées, souvent amplifiées par la viralité des plateformes numériques.

Dans un communiqué commun, l’Pôle national de lutte contre la haine en ligne et l’Arcom se disent « particulièrement vigilants » face aux messages à caractère sexiste, raciste, antisémite, homophobe ou transphobe. Les deux institutions entendent également s’assurer que les plateformes soient réactives lors des signalements et que les auteurs de ces propos puissent faire l’objet d’enquêtes, voire de poursuites pénales.

La Star Academy a déjà été confrontée à cette réalité. L’an dernier, la société de production de l’émission, accompagnée de SOS Racisme et de La Maison des Potes, avait déposé plainte après des messages racistes visant Ebony Cham, l’une des finalistes du télécrochet diffusé sur TF1. Une démarche forte, saluée par de nombreux observateurs, qui marque un tournant dans la manière d’aborder juridiquement ces attaques.

Des actions concrètes de sensibilisation

D’autres chaînes ont également pris position. En 2025, M6 avait publié un message appelant à la bienveillance après des critiques virulentes envers des participants de Mariés au premier regard, rappelant que le cyberharcèlement constitue un délit puni par la loi.

Selon l’Arcom et le PNLH, les diffuseurs et producteurs « déploient d’ores et déjà des actions concrètes de sensibilisation et d’accompagnement » des candidats ciblés. Mais ils reconnaissent aussi la nécessité d’aller plus loin, en améliorant la prévention et en renforçant le soutien psychologique et juridique des victimes.

Cette prise de conscience concerne également d’autres grands événements médiatiques. Du côté de Miss France, la nouvelle lauréate Hinaupoko Devèze bénéficie d’un accompagnement inédit après le cyberharcèlement subi par la précédente reine de beauté, Angélique Angarni-Filopon, attaquée en raison de son origine et de son âge.

À travers ces mesures, un cap semble franchi : celui d’une tolérance zéro. L’objectif est clair : protéger les talents, responsabiliser les plateformes et rappeler que derrière chaque candidat se trouve une personne, avec ses fragilités, ses rêves et ses limites. Une évolution indispensable à l’heure où les réseaux sociaux occupent une place centrale dans la vie des programmes… et de leurs participants.

Mentionnés dans cet article

Dernières news sur Star Academy

Tout sur Star Academy

Autour de Star Academy

Toutes les news Actu Télé

Toutes les actualités actu télé
FacebookInstagram YouTubePinterest