Thomas Pesquet : pressenti comme premier astronaute français à partir en mission sur la Lune ?

Thomas Pesquet se dit optimiste quant à sa possible participation aux prochaines missions lunaires européennes, malgré les incertitudes autour du programme Artémis.

Publié le par Jessica Gajderowicz
Thomas Pesquet : pressenti comme premier astronaute français à partir en mission sur la Lune ?
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Thomas Pesquet se dit optimiste quant à sa possible participation aux prochaines missions lunaires européennes, malgré les incertitudes autour du programme Artémis.

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Alors que l'équipage d'Artémis 2 composé de trois hommes et une femme partis dix jours de voyage autour de la Lune sont rentrés sur Terre, une question s'impose déjà : qui sera le prochain à marcher sur la Lune ? Et pourrait-il être français ?

À cette question directe, Thomas Pesquet a répondu avec une prudence teintée d'optimisme au micro de France Inter : "J'aimerais bien vous répondre oui, et l'annoncer moi-même." Avant d'ajouter, avec un sourire dans la voix : "Ça pourrait être bien parti pour que ce soit moi."

Trois sièges européens, un Français dans la course

L'astronaute est à la fois ingénieur aéronautique, pilote de ligne et polyglotte accompli. Celui qui a fait une demande à Taylor Swift a rappelé les termes des accords liant l'Agence spatiale européenne (ESA) à la NASA dans le cadre du programme Artémis : l'Europe dispose de trois sièges sur les futures missions lunaires. Selon les annonces déjà faites, un astronaute allemand partirait en premier, suivi d'un Français et d'un Italien, dans un ordre encore à définir.

Thomas Pesquet n'a pas caché son envie d'être de la partie mais a nuancé. Le tricolore a en effet tenu à citer ses collègues dans la course : Arnaud Prost et Sophie Adenot, actuellement en mission dans l'espace. "Mais pour l'instant, pour les gens qui sont expérimentés, qui ont plusieurs missions à leur ceinture, ce serait plutôt moi", a-t-il conclu.

Un programme sous tension

Derrière l'enthousiasme, le contexte est plus incertain. La NASA a récemment revu en profondeur la suite du programme Artémis, abandonnant notamment le projet de station en orbite lunaire baptisée Gateway. Un projet au cœur même des accords qui garantissaient à l'ESA ses trois sièges lunaires.

Une décision qui soulève une question cruciale : les Européens garderont-ils leur billet pour la Lune ? Début avril, le directeur de l'ESA a assuré à l'AFP que l'agence allait "négocier" sa présence dans les futures missions avec son partenaire américain. Les discussions s'annoncent délicates. Plus de 50 ans après le dernier pas d'un homme sur la Lune, en 1972, le retour sur le sol lunaire est prévu pour 2028. Le rendez-vous est pris. Thomas Pesquet a déjà le regard tourné vers les étoiles.

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