Patrick Bruel : le chanteur remis en liberté sous contrôle judiciaire
Mis en examen après 48 heures de garde à vue, Patrick Bruel a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Le chanteur doit respecter plusieurs obligations strictes, dont l’interdiction de quitter la France, de contacter les plaignantes et même de fréquenter des salons de massage.
Résumé de l'article
Patrick Bruel a été remis en liberté sous contrôle judiciaire avec plusieurs restrictions strictes, alors que l'enquête se poursuit autour de plaintes pour agressions sexuelles.
Après 48 heures de garde à vue et sa mise en examen, Patrick Bruel a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Le chanteur de 67 ans, comparé à Gérard Depardieu, doit désormais respecter plusieurs obligations imposées par la justice.
Les magistrats ont écarté la détention provisoire, pourtant demandée par le parquet de Nanterre. Toutefois, l’artiste fait face à de nombreuses restrictions, à une caution importante et à un suivi psychologique obligatoire. De quoi soulager Flavie Flament.
Une remise en liberté sous conditions strictes
Dans la nuit du 10 au 11 juin, Patrick Bruel a été mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel. Cette décision intervient après une garde à vue de 48 heures débutée le 8 juin dans les locaux de la police judiciaire de Paris. Quatre dossiers ont été retenus par les juges parmi les plaintes examinées. Le parquet de Nanterre avait requis un placement en détention provisoire, estimant notamment qu’il existait un risque de pression sur les victimes ou les témoins. Cependant, le juge des libertés et de la détention a choisi une autre voie. Le chanteur reste donc libre, mais sous contrôle judiciaire, dans l’attente de la poursuite de l’enquête.
Pour conserver ce statut, Patrick Bruel doit respecter plusieurs obligations. Il lui est interdit de quitter le territoire français et son passeport a été remis au greffe. Il ne peut entrer en contact ni avec les plaignantes ni avec leurs proches. De plus, il lui est interdit de se rendre à leur domicile. Les magistrats lui ont également imposé le versement d’une caution de 500 000 euros ainsi qu’un suivi psychologique. En cas de non-respect de ces mesures, un placement en détention provisoire pourrait être envisagé. Par ailleurs, le parquet dispose encore d’un délai de dix jours pour faire appel de cette décision judiciaire.
L’interdiction des salons de massage interpelle
Parmi les obligations imposées à Patrick Bruel, l’une attire particulièrement l’attention : l’interdiction de fréquenter des salons de massage pendant toute la durée de la procédure. Cette mesure est directement liée à plusieurs témoignages recueillis dans le cadre de l’enquête. L’une des plaignantes, masseuse de profession, accuse notamment le chanteur de faits présumés survenus en juillet 2019 à Perpignan. Selon son récit, elle aurait rencontré l’artiste lors d’une séance organisée dans un hôtel où il séjournait à l’occasion d’un festival de musique à Argelès-sur-Mer. Elle affirme avoir été confrontée à un comportement inapproprié durant cette intervention professionnelle.
Cette femme n’est pas la seule à avoir dénoncé des faits similaires. Une masseuse bénévole du Festival Paléo de Nyon, en Suisse, avait déjà évoqué un comportement déplacé lors d’une séance réalisée en coulisses. Une autre professionnelle, exerçant dans un hôtel en Corse, avait également porté des accusations d’exhibitionnisme et de harcèlement sexuel. Plusieurs témoignages ont ainsi alimenté les investigations ouvertes par la justice. De leur côté, les avocats de Patrick Bruel rappellent que leur client conteste fermement l’ensemble des accusations. Son avocate a indiqué qu’il continuerait à collaborer avec les enquêteurs. À ce stade de la procédure, le chanteur bénéficie pleinement de la présomption d’innocence.