Christophe Maé : le chanteur vole à travers la France, dans un avion piloté par des élèves
Christophe Maé se retrouve malgré lui au cœur d’une affaire inattendue. Pour rejoindre certains concerts, le chanteur aurait fait appel à une structure d’aviation privée non habilitée, liée à une école de pilotage. Une situation surprenante, impliquant des élèves aux commandes.
Résumé de l'article
Christophe Maé s'est envolé pour plusieurs destinations en France à bord d'un avion dont le pilotage était assuré par des élèves... ce qui est totalement illégal.
Des trajets en avion pas vraiment dans les règles… Trois personnes ont été jugées devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence, selon La Provence, pour des faits liés à des vols effectués pour le chanteur Christophe Maé durant sa tournée. Au cœur du dossier : la société Sky Explorer, une école d’aviation basée à Aix-en-Provence, censée former des pilotes et non assurer du transport aérien commercial. Une affaire qui met en lumière des pratiques jugées hors cadre.
Sur le banc des accusés, Romain S., gérant de la société, Jean B., actionnaire, et Flavien G., salarié de la structure. La justice leur reproche d’avoir mis en place des vols privés sans autorisation, notamment pour un célèbre client : Christophe Maé, mari de Nadège Sarron. Des prestations organisées en dehors du cadre légal, alors que l’entreprise n’était pas habilitée à proposer ce type de transport aérien. Une situation qui a conduit les trois prévenus devant la justice et à une condamnation.
Christophe Maé : une tournée en avion privé qui dérape en affaire judiciaire
Les faits remontent à la période 2020-2022, durant laquelle Christophe Maé, le papa de Jules et Marcel, a fait appel à Sky Explorer pour assurer une partie de ses déplacements en avion privé vers ses concerts. Résultat : le chanteur a enchaîné les trajets aériens aux quatre coins de la France, de la Corse à la Bretagne, en passant par Limoges, Vichy ou encore Carpentras. Des vols intégralement pris en charge par Décibels Productions, la société qui produit ses spectacles, comme l’a relevé le président du tribunal.
À la barre, le gérant de la société explique que l’artiste serait “une connaissance” et qu’il aurait lui-même sollicité ce mode de transport. Il reconnaît toutefois la zone grise du procédé : "Je savais que c’était borderline, mais je ne pensais pas que c’était illégal". Car, dans les faits, les trajets étaient effectués à bord d’avions pilotés par des élèves encore en formation. Une organisation qui permettait de réduire les coûts, tout en finançant indirectement leur pratique, mais qui a fini par attirer l’attention de la justice.
Les responsables condamnés par la justice
En pleine période de Covid, au moment où le secteur aérien traversait une zone de fortes turbulences économiques, ces vols liés aux déplacements de Christophe Maé ont aussi permis à l’entreprise de maintenir une partie de son activité. Devant le tribunal, le gérant a ainsi indiqué que cela représentait “1,7% du chiffre d’affaires de l’entreprise”, un chiffre évoqué pour illustrer le poids réel de cette collaboration. Mais pour la justice, le rappel est clair : le cadre était illégal, et les risques potentiels, notamment en cas d’accident, loin d’être anodins, comme l’a souligné le président de l’audience.
Tous les prévenus ont finalement reconnu les faits au cours du procès. Dans le verdict, l’employé a été relaxé, tandis que l’actionnaire a écopé d’une amende de 1 500 euros et le gérant de la société d’une sanction fixée à hauteur de 2 000 euros. Une décision qui vient clore une affaire aussi inattendue que commentée, qu'on pourrait qualifier de “dingue, dingue, dingue”.