Alsace : cinq vaches ont été inscrites à l'école pour éviter la fermeture d'une classe

Pour préserver une classe menacée de fermeture, une commune alsacienne a officiellement inscrit cinq vaches à l'école, mêlant humour et mobilisation locale.

Publié le par Jessica Gajderowicz
Alsace : cinq vaches ont été inscrites à l'école pour éviter la fermeture d'une classe
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Pour préserver une classe menacée de fermeture, une commune alsacienne a officiellement inscrit cinq vaches à l'école, mêlant humour et mobilisation locale.

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Dans le village de Moosch situé dans le Haut-Rhin, la prochaine rentrée scolaire pourrait réserver une surprise de taille aux enseignants lors de l'appel. Quelques "meuh" bien sentis glissés entre deux "présents". En effet, le maire José Schruoffeneger a décidé de jouer la carte de l'humour pour défendre son école en inscrivant officiellement cinq vaches dans l'établissement. Le but ? Sauver une classe.

Le principe est simple : l'école de ce village de 1 621 habitants ne compte que 96 élèves, et le seuil fatidique de 100 élèves représente la ligne rouge en dessous de laquelle une fermeture de classe devient probable. Alors quand seulement six nouveaux bambins ont rejoint la petite section cette année, il fallait bien trouver de la "matière" quelque part.

La classe dehors, c'est tendance

C'est un éleveur et conseiller municipal local qui a généreusement prêté ses bêtes pour la cause. Résultat : Abondance, Amandine, Abeille, Arlette et Amsel vont officiellement rejoindre les bancs de l'école. Le maire a déjà tout prévu sur le plan pédagogique : "Généralement, les génisses préfèrent les pâturages aux salles de classe, donc on demandera aux institutrices de faire classe dehors — il paraît que c'est très tendance en ce moment".

Mais l'opération a visiblement touché une corde sensible : depuis l'annonce, son téléphone ne dérougit pas. Si l'initiative fait sourire, le fond du problème, lui, est bien sérieux. Le maire craint qu'une fermeture de classe ne force les élèves de CP à se retrouver mélangés avec les maternelles Et que ce ne soit là que le premier signe avant-coureur de la disparition de l'école tout entière.

Une mobilisation qui dépasse les pâturages

Sa conviction est ferme : "Un village vit autour de son école. Les seuls endroits où les adultes se rencontrent régulièrement, c'est devant l'école". "On a de grands énarques et des gens qui ont fait beaucoup d'études, c'est très bien — mais ils n'ont jamais mis les pieds dans un village", a-t-il ajouté.

Les enseignants de Moosch ont rejoint ce jour-là la grève nationale des professeurs du premier degré, qui a mobilisé jusqu'à 30 % du corps enseignant public. Au programme des revendications : stopper les suppressions de postes et les fermetures de classes, et obtenir une revalorisation des salaires. Élus, parents d'élèves et habitants se sont rassemblés dès le mardi matin devant l'école. Accompagnés, bien sûr, des cinq futures écolières à quatre pattes. Il ne reste plus qu'à espérer qu'Abondance et ses camarades n'aient pas à passer leur brevet.

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