Procès de Lucas Larivée : l’accusé fait appel de sa condamnation à 30 ans de prison
Lucas Larivée fait appel de sa condamnation à 30 ans, dénonçant un procès inéquitable et demandant une requalification des faits.
Résumé de l'article
Lucas Larivée conteste sa condamnation à 30 ans pour le meurtre de Justine Vayrac et engage une procédure d’appel, demandant une requalification des faits et dénonçant une procédure qu’il juge inéquitable.
Lucas Larivée, condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour le viol et le meurtre de Justine Vayrac, conteste aujourd’hui le verdict et engage une procédure d’appel.
Estimant son procès inéquitable dans cette sordide affaire, il envisage d’aller plus loin. Son avocat évoque une possible saisine de la Cour européenne des droits de l’homme si nécessaire.
Un appel fondé sur la contestation du procès
Lucas Larivée a officiellement fait appel de sa condamnation prononcée pour des faits survenus en 2022 en Corrèze. Par cette démarche, il remet en cause le déroulement de son procès. Selon son avocat, Me Michel Labrousse, l’accusé considère que la procédure "n’a pas été équitable". Ainsi, la défense critique plusieurs aspects du jugement rendu en première instance. Elle estime que certains éléments n’ont pas été correctement examinés. En conséquence, Lucas Larivée "se réserve le droit de rechercher la responsabilité de l’État" si les recours en France échouent.
De plus, la défense envisage déjà une éventuelle action devant la Cour européenne des droits de l’homme. Toutefois, cette option ne sera utilisée qu’en dernier recours, après épuisement des voies nationales. L’avocat précise cette intention dans un communiqué adressé à la presse. Cette déclaration souligne la détermination de l’accusé à faire valoir ses droits. En attendant, la procédure d’appel ouvre la voie à un nouveau procès. Ce second examen pourrait alors réévaluer les faits, mais aussi les conditions dans lesquelles le premier jugement a été rendu.
Une demande de requalification des faits
Au cœur de l’appel, la défense demande une requalification des faits reprochés à Lucas Larivée. En effet, elle conteste la qualification de meurtre retenue par la cour d’assises. Elle estime que certains éléments auraient pu "le mettre hors de cause du chef de meurtre". Ainsi, elle plaide plutôt pour la qualification de coups mortels. Cette infraction est moins lourdement sanctionnée, avec une peine maximale de 15 ans de réclusion criminelle. Ce point constitue donc un enjeu central dans la procédure d’appel engagée.
Lors du procès, Lucas Larivée avait reconnu un geste "irréparable" et "impardonnable". Cependant, il avait maintenu sa version des faits. Selon lui, il s’agirait d’un "accident" survenu lors d’un jeu sexuel consenti. Cette ligne de défense reste inchangée aujourd’hui. Elle vise à atténuer la gravité pénale des faits retenus contre lui. Toutefois, cette thèse n’avait pas convaincu les jurés en première instance. Désormais, la cour d’appel devra trancher à nouveau, en examinant les arguments avancés par la défense.