Léa Salamé : accusée de trop en faire, l’animatrice se défend face à l’Assemblée
Face aux députés, Léa Salamé assume sa place dans l’audiovisuel public, justifie sa rémunération et rejette toute idée de mise en scène médiatique.
Résumé de l'article
Léa Salamé s'est défendue devant une commission parlementaire sur son rôle, son engagement et sa rémunération, mettant en avant son travail assidu et la maîtrise éditoriale de son émission.
Léa Salamé s’est retrouvée sous les projecteurs politiques ce lundi 2 février 2026. Auditionnée par une commission parlementaire, la journaliste a dû justifier sa place, son rôle et ses choix au sein de l’audiovisuel public. Une séquence très suivie, marquée par des échanges parfois tendus.
Accusée de "starification" et interrogée sur sa rémunération, l’animatrice de Quelle Époque a tenu à répondre point par point. Face aux députés, elle a défendu son indépendance, son engagement professionnel et sa vision du journalisme, tout en assumant ses responsabilités.
Une audition sous haute tension autour de son rôle et de son statut
Ce lundi 2 février, Léa Salamé s’est présentée devant la commission parlementaire chargée d’examiner la neutralité et le financement de l’audiovisuel public. Dès les premières minutes, le ton s’est révélé sérieux. La journaliste de France 2 a dû répondre à de nombreuses questions sur son rôle, sa notoriété et son influence médiatique. Pour certains députés, son exposition pose question. Pour elle, il s’agit avant tout d’un travail journalistique assumé. Très vite, les débats se sont concentrés sur son statut de co-productrice de Quelle Époque. Un point sensible, souvent critiqué dans le service public. Léa Salamé n’a pas cherché à se dérober. Elle a expliqué que ce choix répondait à une exigence éditoriale claire.
"Je tenais à être co-productrice de Quelle Époque, car je voulais la maîtrise éditoriale", a-t-elle affirmé. Selon elle, sans ce rôle, l’émission aurait pu être confiée à un autre animateur, "sans [son] accord". Elle revendique donc une cohérence entre son engagement professionnel et ses responsabilités. Dans ce contexte, Léa Salamé a rappelé que Quelle Époque est une "grande émission", avec des enjeux éditoriaux forts. Elle estime qu’assumer la coproduction permet de préserver l’identité du programme. Une position qu’elle juge légitime, même si elle continue de diviser les élus.
Rémunération, transparence et accusations de « starification »
L’audition a ensuite pris un tournant plus personnel. Léa Salamé a été interrogée sur sa rémunération et sur le coût global de son émission. Le rapporteur de la commission, le député Charles Alloncle, a insisté sur la nécessité de transparence financière. Il a également évoqué les recommandations de la Cour des comptes, qui déconseille le cumul des fonctions d’animatrice et de productrice dans le service public. Face à ces questions, la journaliste a répondu sans détour. Elle a assuré respecter les règles en vigueur, tout en rappelant que certains montants ne peuvent pas toujours être rendus publics. Selon elle, la concurrence entre producteurs impose parfois une certaine discrétion.
Elle a aussi expliqué qu’elle ne se voyait pas arrêter Quelle Époque, qu’elle considère comme son "bébé". Un projet dans lequel elle s’investit pleinement. La tension est montée lorsqu’une députée l’a accusée de "starification". Léa Salamé, visiblement agacée, a tenu à se défendre fermement. "Je suis sous l’influence de personne", a-t-elle déclaré. Elle a ensuite décrit son quotidien professionnel avec précision : "Je travaille comme une folle, je ne compte pas mes heures. On arrive à 8 h 30 au travail, on en part à 22 h". Avant de conclure : "Je ne suis pas arrivée là parce que je fais du clic sur les réseaux sociaux". Une réponse directe, destinée à clore le débat.