Cauet accusé d’agression et victime de chantage : l'animateur n'a pas cédé
Accusé d’agressions sexuelles, Cauet est aussi plaignant dans une affaire de chantage. La femme qui le menaçait est jugée à Nanterre.
Résumé de l'article
Sébastien Cauet, mis en examen pour agressions sexuelles, fait face à une tentative de chantage refusée, tout en consolidant son succès radiophonique malgré la tourmente judiciaire.
Mis en examen pour viols et agressions sexuelles, Sébastien Cauet traverse une période judiciaire complexe. Alors que l’animateur conteste fermement les accusations portées contre lui, une nouvelle affaire est venue s’ajouter à son dossier déjà sensible.
En parallèle de cette procédure, Cauet affirme avoir été victime d’une tentative de chantage. Une femme, se présentant comme une victime, aurait tenté de lui soutirer une importante somme d’argent. Ce 22 janvier, elle comparaît devant le tribunal de Nanterre.
Une carrière relancée malgré la tempête judiciaire
Sur le plan professionnel, Sébastien Cauet affiche une forme de résilience. À 53 ans, l’animateur a certes disparu des écrans de télévision, mais il s’est imposé à nouveau à la radio. Depuis son arrivée à la tête de la matinale d’Europe 2, il a redonné de l’élan à une tranche horaire fragilisée par de nombreux changements d’animateurs. Les résultats sont sans appel. Selon les derniers chiffres de Médiamétrie, l’émission rassemble désormais 672 000 auditeurs chaque matin, entre 7 heures et 11 heures. En un an, Cauet et son équipe ont séduit 148 000 nouveaux auditeurs, soit une progression de 28 %. Une performance notable qui pourrait inciter la direction de la station à lui renouveler sa confiance la saison prochaine.
Chaque matin, l’animateur conserve un ton familier et énergique, fidèle à ce qui a fait son succès par le passé. Pour beaucoup, cette stabilité tranche avec l’image publique écornée par les affaires judiciaires. Cependant, ce succès radiophonique contraste fortement avec sa situation personnelle. Depuis le printemps 2024, Cauet est mis en examen pour viols et agression sexuelle sur quatre femmes. Trois d’entre elles étaient mineures au moment des faits. Depuis le début de la procédure, il nie catégoriquement l’ensemble des accusations et se dit déterminé à faire valoir sa version devant la justice.
Une tentative de chantage qui n’a pas abouti
C’est dans ce contexte déjà tendu qu’une nouvelle affaire a éclaté. Le soir même de sa mise en examen, Sébastien Cauet est contacté sur WhatsApp, sur son numéro personnel, par une influenceuse prénommée Jessica. Celle-ci l’accuse de l’avoir violée à trois reprises. Elle réclame alors un "dédommagement de 30 000 euros", à verser sur le compte bancaire d’une amie, présentée comme productrice et influenceuse. La jeune femme assortit sa demande de menaces explicites. En cas de refus, elle affirme qu’elle se rendra à la brigade de protection des mineurs pour déposer plainte. Elle indique également vouloir transmettre des preuves matérielles à Cyril Hanouna. Malgré la pression exercée, l’animateur refuse de céder et décide de porter plainte contre elle en 2024, estimant être victime d’un chantage.
Rapidement, le récit de Jessica suscite le doute. Personne ne semble croire à sa version des faits. Tentant de se défendre, elle affirme que les messages incriminés n’auraient pas été envoyés par elle, mais par une tierce personne. Une explication jugée peu crédible par les enquêteurs. D’autant plus que la jeune femme est déjà connue de la justice. Son casier judiciaire comporte une douzaine d’affaires pour escroqueries, abus de confiance et vols. Ce 22 janvier, elle comparaît donc devant le tribunal de Nanterre pour répondre de ces faits. Sébastien Cauet, ancien complice de Cécile de Ménibus, s’est également présenté à l’audience afin d’être confronté à celle qui l’accuse. Une étape judiciaire supplémentaire dans une affaire aux multiples ramifications.