Maeva Ghennam : six personnes condamnées pour cyberharcèlement
Six personnes ont été condamnées pour harcèlement moral envers Maeva Ghennam, suite à des menaces et insultes reçues après ses commentaires sur un conflit international.
Résumé de l'article
Six personnes ont été condamnées pour harcèlement moral envers Maeva Ghennam, suite à des menaces et insultes reçues après ses commentaires sur un conflit international.
Maeva Ghennam a souvent été dans des polémiques mais certaines histoires sont allées très loin. Cela a notamment été le cas en 2023. Les faits se seraient déroulés au lendemain du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël du 7 octobre 2023. L’influenceuse avait alors dit qu’elle n’était pas d’accord avec ce qu’il s’est passé là-bas.
"Mais on en parle de tous les morts qu’il y a en Palestine ? Expliquez-moi comment (Israël) n’était pas au courant de cette attaque", s’était insurgée l’ancienne meilleure amie de Carla Moreau. De là, son téléphone n’a cessé de sonner. Elle recevait jusqu’à 400 appels par jour sans compter les menaces et les messages sur ses différents réseaux sociaux. Au vu de toutes les personnes qui ont déjà décidé de s’en prendre à elle ou encore à son domicile, l’influenceuse a décidé de ne pas se laisser faire.
Le 6 novembre 2023, Maeva Ghennam décide alors de porter plainte. Elle n’avait pas assisté au procès au vu de son état de santé et sa peur qu’il lui arrive quelque chose. Les insultes ont fusé. Elle recevait des messages tels que : "Mangeuse de caca", "race de rat", "reste bien planquée à Dubaï".
Maeva Ghennam saisit la justice
Ainsi, six personnes ont été retrouvés et concernés par cette plainte. Accusés de harcèlement moral, les individus sont passés devant le tribunal correctionnel les 24 et 25 novembre dernier. Un septième prévenu a finalement été écarté comme l’a indiqué Le Parisien. Trois femmes et trois hommes ont admis leur culpabilité tout en précisant qu’il n’y avait aucun rapport avec la race et la religion.
Ils avaient trouvé le numéro de Maeva Ghennam grâce à des groupes WhatsApp ou Telegram privés intitulés "Dôme de fer" ou encore "Israël Éternel". "Mme Ghennam a cherché à justifier ce qui s’était passé dès le 7-Octobre, j’ai des amis là-bas qui sont morts, qui sont envoyés à l’armée ", avait expliqué à la barre Enzo B., 21 ans, pour justifier ses mots.
Des sanctions de six à huit mois
De ce fait, la présidente de la 10ème chambre du tribunal correctionnel a révélé que répondre à la haine de cette manière n’était pas la solution. Les réseaux sociaux ne rendaient pas intouchables également. Les prévenus n’avaient aucun problème avec la justice auparavant. De ce fait, leur condamnation a pris en compte ce détail.
Résultat des courses, ils doivent suivre un stage de sensibilisation à la haine en ligne à leurs frais et devront s’acquitter d’une amende solidaire de 9 000 euros. Des peines de six à huit mois avec sursis ont été prononcées. "Les peines ont été pensées pour être dissuasives mais elles sont sévères compte tenu de la personnalité de (Maeva Ghennam) et du contexte autour des faits", a confié Léa Fiorentino, l’avocate de Thomas H., à l’issue du délibéré. Pour le moment, celle qui s'en est prise à Cyril Schreiner ne s'est pas exprimée à ce sujet.