Maeva Ghennam, Milla Jasmine, Sarah Fraisou… : 126 plaintes visent l'enseigne d'épilation qu'elles ont promue
L'affaire fait grand bruit dans le milieu de l'influence : la chaîne d'épilation Epil House, largement mise en avant par de nombreux influenceurs, se retrouve visée par plus de 100 plaintes. Voici ce que l'on sait.
Résumé de l'article
Une chaîne d'épilation vantée par plusieurs influenceurs, Epil House, fait aujourd'hui l'objet de plus de 100 plaintes. Les clientes y dénoncent des brûlures, des pratiques commerciales trompeuses.
L'enseigne Epil House, dont l'image a longtemps été portée par des influenceurs comme Maeva Ghennam, Milla Jasmine, Ruby Nikara ou encore Sarah Fraisou, voit aujourd'hui son image se fissurer sérieusement. Selon les informations de BFMTV, 126 femmes ont en effet porté plainte contre la chaîne, dont 32 disent avoir été victimes de brûlures. Ces plaintes visent notamment des faits présumés de blessures involontaires, d'escroquerie et de pratiques commerciales trompeuses.
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que l'enseigne d'épilation se retrouve pointée du doigt : depuis plusieurs années déjà, de nombreuses clientes font état de pratiques douteuses, entre suivi défaillant et manque de transparence sur les tarifs. Me Rebecca Lahoud-Heilbronner, qui représente les 126 plaignantes ainsi que le collectif AVI, s'est exprimée à ce sujet au micro de BFMTV, dénonçant un système qu'elle juge défaillant depuis le départ.
Epil House, la chaîne d'épilation promue par de nombreuses influenceuses, visée par plus de 100 plaintes
"Il y a des blessures physiques qui sont principalement des brûlures, parfois des brûlures au deuxième degré. Très souvent, c'est dans des zones intimes. On a également, dans les brûlures qui sont relevées par les plaignantes, des cicatrices, des troubles de la dépigmentation de la peau et des phénomènes de repousse paradoxale des poils qui auraient dû être éliminés définitivement. Il y en a qui ont gardé des séquelles sur les zones exposées, par exemple des taches sur le visage", rapporte l'avocate.
Au-delà de ces blessures, plusieurs centres auraient également cessé leur activité sans prévenir, laissant de nombreuses clientes sans prestation malgré des séances déjà réglées. "Beaucoup de plaignantes sont allées réclamer des comptes aux personnes qu'elles pouvaient trouver. (...) Mais elles se sont toujours heurtées au silence, à des promesses parfois de remboursement qui n'ont jamais été tenues et à des centres qui fermaient du jour au lendemain sans les prévenir", a ainsi confié Rebecca Lahoud-Heilbronner.
"Ils savent pourquoi ils ont fait ces publicités"
La promotion des influenceurs semble également poser question dans ce dossier. "Ce sont des témoins assez importants", estime en effet l'avocate. "Ils savent pourquoi ils ont fait ces publicités. S'ils l'ont fait en connaissance de cause ou pas, quelles ont été les prestations qu'ils ont réellement testées ou non. Ce sont des éléments sur lesquels on aimerait avoir un éclairage par le biais d'une enquête et éventuellement l'audition de certains témoins", ajoute-t-elle.
D'après l'AFP, Ruby Nikara "regrette" de son côté avoir fait confiance à Epil House. "Si j'avais eu connaissance des éléments aujourd'hui reprochés à cette enseigne, je n'aurais évidemment jamais accepté d'y associer mon image", a-t-elle en effet déclaré, se disant elle-même trompée par l'enseigne. La marque, elle, semble avoir disparu des radars : ses comptes sur les réseaux sociaux sont à l'arrêt depuis l'été 2025, et aucune sollicitation des médias n'a obtenu de réponse jusqu'à présent.
La chaîne d’épilation Epil House, promue par des influenceurs, visée par plus de cent plaintes pic.twitter.com/3Q328L0NW3
— BFM (@BFMTV) July 2, 2026