Influenceurs bloqués à Dubaï : leur rapatriement financé par nos impôts ?
Frappes iraniennes aux Émirats : que deviennent les influenceurs français bloqués à Dubaï ? Et surtout, comment peuvent-ils rentrer chez eux ? La réponse est simple : ceux qui le souhaitent devront financer leur retour eux-mêmes.
Résumé de l'article
Les Français bloqués dans les pays du Golfe, dont des influenceurs à Dubaï, ne seront pas rapatriés aux frais des contribuables.
Cela fait déjà trois jours que la situation est tendue… Après l’offensive israélo-américaine en Iran, Téhéran a riposté en lançant des frappes sur plusieurs pays du Golfe. Des dizaines de missiles ont été interceptés au Qatar, au Koweït, à Oman, au Bahreïn et aux Émirats arabes unis, où vivent quelque 22 000 ressortissants français. Parmi eux, on retrouve également un certain nombre d'influenceurs connus, tels que Caroline Receveur, Nabilla, Kamila Tir Abdellali ou encore Maëva Ghennam.
L’ancienne star des Marseillais s’est exprimée à plusieurs reprises sur ses réseaux sociaux pour partager son ressenti, ses inquiétudes et son souhait de rentrer en France rapidement. "Si jamais il y a une grande guerre, il faut partir. On est Français. La France, protégez-nous", a-t-elle notamment déclaré ce week-end sur son compte Instagram. Ses propos ont depuis été largement commentés, critiqués et parfois moqués, que ce soit sur les plateaux télé ou sur Internet.
Influenceurs bloqués à Dubaï : nos impôts vont-ils servir à financer leur retour ?
"Ça me fait bien rigoler ces influenceurs qui se vantent d’être partis, de ne pas payer d’impôts en France et qui souvent crachent sur la France. Aujourd’hui, ils demandent qu’on vienne les chercher ", s’est emporté le cheminot Bruno Poncet sur RMC. De son côté, l’avocat Charles Consigny a rappelé que ceux qui souhaitent être rapatriés devraient prendre à leur charge toutes les dépenses, "jusqu’au dernier centime", insistant sur le principe selon lequel personne ne peut exiger de la collectivité qu’elle finance leur retour.
Alors, la question qui brûle toutes les lèvres est la suivante : la France va-t-elle payer pour le retour de Maeva Ghennam et de ses camarades bloqués à Dubaï ? Les contribuables devront-ils assumer ces frais ? La réponse est nette : non. Comme le révèle Public en exclusivité, les ressortissants concernés devront en effet s’organiser eux-mêmes et couvrir les coûts liés à leur rapatriement, que ce soit par leurs moyens personnels ou via des solutions privées.
Rentrer en France va coûter cher
En clair, la France n’abandonne pas ses ressortissants. Preuve en est : le ministère des Affaires étrangères a directement contacté les Français vivant dans les pays du Golfe via un message que nos confrères de Public ont pu consulter. Il y est indiqué : "Le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères vous propose un départ le mardi 3/03/2026 au départ de Dubaï pour Paris. Le trajet se fera en bus de Dubaï jusqu’à l’aéroport de Mascate (Oman), puis en avion jusqu’à Paris ".
Mais attention, le voyage n’est pas pris en charge financièrement : "Le coût est de 680 euros par personne payable en France ", précise en effet le message. "Si vous êtes intéressés et que vous êtes munis d’un passeport français, merci de répondre à ce message dès que possible (maximum 30 minutes) afin que nous puissions vous rappeler et vous communiquer le point de ralliement ", est-il ajouté. Reste maintenant à savoir qui a choisi de payer pour rentrer. Affaire à suivre...
🇦🇪 Influenceurs à Dubaï : faut-il les rapatrier ?
— TF1Info (@TF1Info) March 3, 2026
🗣️ "Ils ont voulu partir pour ne pas payer d’impôts, parce que la vie était plus belle. Qu’ils y restent, ça nous fera des vacances", s’insurge @cecile2menibus
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