Zaz : la chanteuse revient sur ses addictions passées après 5 ans de sobriété
Après des années d’excès et d’épreuves, Zaz célèbre cinq ans de sobriété. Un chemin marqué par la douleur, mais aussi par l’apaisement.
Résumé de l'article
Zaz partage son parcours marqué par des addictions et des épreuves, soulignant sa sobriété depuis cinq ans et une nouvelle sérénité face à la vie.
Invitée de C à Vous sur France 5, ce samedi 24 janvier, Zaz s’est livrée sans détour. La chanteuse a annoncé être sobre depuis cinq ans et demi. Une révélation forte, portée avec fierté et sincérité, après un long chemin personnel.
À 45 ans, l’interprète de Je veux revient sur ses années sombres. Addictions, colère intérieure et épreuves de vie ont marqué son parcours. Aujourd’hui apaisée, elle évoque ce passé pour mieux témoigner de sa reconstruction et du sens qu’elle donne désormais à son existence.
Un parcours cabossé, entre succès et dérives
Le succès de Zaz ne s’est pas imposé immédiatement. Avant de devenir une figure incontournable de la chanson française, l’artiste a connu la précarité. Elle n’a jamais caché avoir dilapidé l’argent gagné à ses débuts. À cette époque, elle a même dû faire la manche dans les rues de Montmartre pour survivre. Pourtant, la persévérance finit par payer. Un producteur répond à sa maquette, et tout bascule. Sa carrière décolle alors en France comme à l’international. Cependant, derrière la reconnaissance publique, les fragilités demeurent. Zaz traverse ces années avec des excès et des addictions, notamment aux drogues dures. Elle choisit d’ailleurs d’aborder ce sujet frontalement dans sa musique.
Dans Au pays des merveilles, sorti l’an dernier, elle évoque ces dérives avec lucidité. “J'voudrais pas qu'un soir on m'appelle pour me dire qu'tu t'es fait la belle, parce que ta locomotive s’est mangée le rail de trop”, chante-t-elle. Une phrase lourde de sens, qui témoigne d’une période où tout pouvait basculer. Ces blessures anciennes trouvent leur origine plus loin encore. Invitée sur le plateau de C à Vous, Zaz explique avoir commencé très tôt à tester ses limites. “Quand j’étais à l’adolescence je testais mes limites, j’avais même pas peur, j’avais plus peur de rien”, confie-t-elle. Elle décrit une jeunesse marquée par une colère profonde et une incompréhension du monde. “Je pense que tout ce que j’avais bloqué en moi petite a jailli”, ajoute-t-elle, évoquant “plein d’injustice” et “plein d’incompréhension des humains”. Une période de débordement émotionnel qui l’a menée à l’excès.
https://youtu.be/X8NXY6AQFgA?si=FeBo3SITCzD0Zou5
Cinq ans de sobriété et un regard apaisé sur la vie
Aujourd’hui, Zaz affirme avoir trouvé un nouvel équilibre. Sobre depuis cinq ans et demi, elle parle d’un véritable déclic. Avec le temps, elle a appris à ne plus entrer en conflit avec ceux qui ne partagent pas ses valeurs. “Il y a des choses de l’humain que je ne comprends pas mais j’ai appris à me dire que ce n’est pas blanc ou noir”, explique-t-elle. Elle reconnaît désormais la complexité des relations humaines et accepte les différences. “Les gens qui ne me ressemblent pas, je passe mon chemin”, résume-t-elle avec simplicité. Cette maturité s’est aussi construite à travers des drames personnels. Lors de l’émission, Zaz a évoqué l’assassinat de son ex-compagnon, tué à 20 ans dans les rues de Bordeaux. Une épreuve déterminante dans sa vie. “Cette mort ne pouvait pas servir à rien”, confie-t-elle.
Face à cette tragédie, elle prend une décision radicale : changer de trajectoire et se promettre d’être heureuse. “Je me suis promis de tout faire pour être heureuse, j’ai changé plein de choses”, raconte-t-elle. Le chemin a été long, parfois encore fragile, mais profondément transformateur. “La mort révèle à la vie”, conclut-elle avec philosophie. Une phrase forte, à l’image de son parcours. Aujourd’hui, Zaz avance avec plus de paix intérieure, consciente que la reconstruction est un travail de chaque jour.