Zahia Dehar : citée plusieurs fois dans l’émission Dans la sauce, elle répond
Après plusieurs références à son encontre dans l’émission Dans la sauce sur Netflix, Zahia Dehar a pris la parole. Elle dénonce des blagues blessantes qui ravivent l’affaire de 2010 et estime être encore aujourd’hui réduite à ce scandale médiatique.
Résumé de l'article
L’émission Netflix "Dans la sauce" a relancé une affaire sensible en faisant plusieurs blagues sur Zahia Dehar, qui a exprimé sa douleur face à ces références persistantes.
Diffusée sur Netflix, l’émission Dans la sauce fait déjà réagir. Plusieurs blagues visant Zahia Dehar ont provoqué l’indignation de nombreux internautes, relançant une affaire médiatique pourtant vieille de plus de quinze ans.
Face aux références répétées à son encontre, Zahia Dehar a choisi de prendre la parole sur les réseaux sociaux. Celle qui a tenté de mettre fin à ses jours par le passé, dénonce des plaisanteries qu’elle juge blessantes et profondément déshumanisantes aujourd’hui encore.
Dans la sauce relance une affaire qui ne passe pas
Sur le papier, tous les ingrédients semblaient réunis pour faire de Dans la sauce un rendez-vous divertissant. Pour cette première édition diffusée sur Netflix, les champions du monde 1998 affrontaient ceux de 2018 dans une succession de vannes et de piques. Le concept reposait sur l’autodérision et l’humour parfois corrosif. Cependant, plusieurs séquences ont rapidement suscité la controverse. Certains intervenants ont multiplié les références à Zahia Dehar devant les anciens internationaux français présents sur le plateau. Ces allusions ont particulièrement dérangé une partie du public. De nombreux internautes ont ainsi dénoncé des blagues jugées déplacées, estimant qu’elles remettaient sur le devant de la scène une affaire sensible ayant profondément marqué la principale intéressée.
Pour comprendre cette polémique, il faut remonter à l’année 2010. À quelques semaines de la Coupe du monde en Afrique du Sud, une enquête avait révélé que plusieurs joueurs de l’équipe de France avaient eu recours aux services de jeunes femmes rémunérées. L’affaire avait pris une ampleur considérable lorsqu’il était apparu que Zahia Dehar était mineure au moment des faits. Pourtant, au fil des années, son nom est souvent resté le plus associé à ce scandale médiatique. Beaucoup ont régulièrement présenté la jeune femme sous un angle sulfureux, tandis que les responsabilités des hommes impliqués semblaient parfois moins évoquées. Quinze ans plus tard, cette image continue de lui coller à la peau malgré son parcours personnel.
Zahia Dehar prend la parole après la diffusion
Si les participants de l’émission avaient accepté de se prêter à l’exercice de l’autodérision, Zahia Dehar, elle, n’était pas présente pour répondre aux différentes allusions. C’est précisément ce point qui a nourri les critiques après la diffusion du programme. De nombreux internautes ont estimé que la jeune femme avait une nouvelle fois été utilisée comme sujet de plaisanterie sans pouvoir défendre sa position. Alors que l’émission reposait sur l’humour et les provocations assumées, certains observateurs ont considéré que les références à cette affaire dépassaient le simple cadre du divertissement. Cette séquence a ainsi relancé le débat sur les limites de l’humour lorsqu’il touche à des événements particulièrement sensibles et douloureux.
Blessée par ces nouvelles références, Zahia Dehar a finalement réagi sur ses réseaux sociaux. Elle a partagé un message particulièrement fort dans lequel elle revient sur son ressenti. "Le public n’a jamais voulu voir l’adolescente que j’étais [...] Je me sens déshumanisée comme je l’ai toujours été depuis le début de cette histoire", a-t-elle déclaré. La jeune femme a également dénoncé la persistance de certaines mentalités malgré les années écoulées. "Quand j’évoque cette déshumanisation avec certaines personnes, elles me répondent toujours : 'oui mais, on a évolué, c’était une autre époque quand le scandale a éclaté'. Mais ces blagues dérangeantes sur ma sexualité de mineure et sur la prostitution de mineures, dites dans une émission de 2026, prouvent bien le contraire".
