Valentino Garavani : le couturier italien est décédé à l'âge de 93 ans
Triste nouvelle pour les fans de Valentino Garavani. Le couturier italien s'est éteint à l'âge de 93 ans. Voici ce que l'on sait.
Résumé de l'article
Le légendaire couturier italien Valentino Garavani, pionnier de l'élégance intemporelle et figure emblématique de la haute couture, est décédé à 93 ans à Rome.
Le monde de la mode est en deuil. Ce lundi 19 janvier 2026, Valentino Garavani s’est éteint à Rome à l’âge de 93 ans. La nouvelle a été annoncée par sa fondation dans un communiqué sobre, mais immédiatement relayé à travers le monde.
Le créateur, figure absolue de la haute couture italienne et architecte d’un style devenu intemporel, « s'est éteint paisiblement dans sa résidence romaine, entouré de l'affection de ses proches ». En quelques minutes, les hommages ont afflué, traduisant l’onde de choc provoquée par la disparition de celui qui, pendant plus d’un demi-siècle, a façonné l’élégance mondiale.
Le couturier des icônes, architecte d’une élégance éternelle
Valentino n’a jamais seulement habillé des femmes : il a construit des mythes. De l’âge d’or d’Hollywood aux tapis rouges contemporains, ses créations ont accompagné les plus grandes silhouettes de l’histoire du cinéma et de la société. Elizabeth Taylor, Audrey Hepburn, Ava Gardner, Jackie Kennedy, puis plus tard Sharon Stone, Julia Roberts ou Gwyneth Paltrow… toutes ont trouvé chez lui une même promesse : celle d’une féminité sculptée, sensuelle et souveraine. Son ascension est indissociable de sa rencontre avec Jackie Kennedy, en 1964. L’ancienne Première dame lui confie sa garde-robe, puis choisit l’une de ses robes issues de la célèbre Collection blanche pour son mariage avec Aristote Onassis en 1968. Ce moment marque un basculement. Valentino devient une référence planétaire. En 1970, il est le premier couturier italien à ouvrir une boutique à New York, ouvrant à l’Italie les portes d’une reconnaissance internationale durable.
Né en 1932 à Voghera, dans le nord de l’Italie, Valentino part très jeune à Paris pour se former à l’École de la chambre syndicale de la couture, avant de travailler chez Jean Dessès puis Guy Laroche. Il y apprend la rigueur française, qu’il fusionnera plus tard avec l’artisanat italien et une vision très moderne du prêt-à-porter. De retour à Rome, il fonde sa maison en 1960 avec Giancarlo Giammetti. Ensemble, ils bâtissent un empire fondé autant sur l’esthétique que sur une stratégie internationale. Valentino développe une vision claire de la silhouette : lignes nettes, volumes maîtrisés, matières nobles, sensualité jamais tapageuse. Lui-même résumait ainsi sa philosophie : « Une femme doit faire tourner les têtes quand elle entre dans une pièce. » Sa passion pour la beauté était totale, presque obsessionnelle. Dans Elle, il confiait : « J’ai cette maladie depuis que je suis petit, je n’aime que les belles choses. »
Giancarlo Giammetti, la fidélité d’une vie et l’héritage d’une maison
Derrière le créateur se tenait un homme. En 1960, Valentino rencontre Giancarlo Giammetti dans un café de la Via Veneto. Étudiant en architecture, il devient rapidement son associé, puis son compagnon. Leur relation, personnelle autant que professionnelle, sera le socle de toute l’aventure Valentino. Giammetti structure la maison, développe la marque, l’impose dans le monde entier, pendant que Valentino dessine. Après la retraite du couturier en 2008, c’est encore lui qui veille sur l’héritage, accompagne les transitions et protège l’ADN de la maison.
Dans le documentaire Valentino, le dernier empereur, il confiait avec lucidité : « Être l’ami, l’amant et l’employé de Valentino depuis plus de 45 ans exige beaucoup de patience. » Aujourd’hui, la maison Valentino continue, portée par une nouvelle génération de créateurs. Mais la disparition de son fondateur referme une époque. Celle des couturiers totaux, dont le nom incarnait à lui seul une vision du monde, un art de vivre, une certaine idée du luxe. Avec Valentino Garavani, la mode perd bien plus qu’un styliste. Elle perd l’un de ses derniers bâtisseurs.