Rachida Dati : elle fait de rares confidences sur la maladie dont souffre sa fille Zohra

Rachida Dati se confie sur la maladie de sa fille Zohra, née après un harcèlement scolaire. Une épreuve intime marquée par la peur et la résilience.

Publié le par Lola Olivier
Rachida Dati : elle fait de rares confidences sur la maladie dont souffre sa fille Zohra
© BERTRAND GUAY | AFP / Rachida Dati

Résumé de l'article

Rachida Dati partage une expérience intime sur les difficultés rencontrées par sa fille face à une maladie liée au harcèlement scolaire, soulignant la résilience familiale et l'espoir.

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Invitée par Agathe Lecaron dans le podcast Ex, Rachida Dati a livré de rares confidences. La ministre de la Culture a évoqué sa fille Zohra, 17 ans. Après une longue période de harcèlement, l’adolescente a développé des crises d’angoisse. Ces troubles neurofonctionnels l’ont finalement conduite à l’hôpital.

Déjà présente chez Guillaume Pley dans LEGEND, Rachida Dati avait surpris par sa sincérité. Cette fois, le ton se fait plus intime. Elle parle de sa famille, de ses blessures et d’une épreuve marquante. Derrière la figure politique, apparaît une mère confrontée à la fragilité et à la peur.

Rachida Dati, une mère face à l’épreuve

Au début de l’entretien, Rachida Dati revient sur un deuil fondateur : la disparition de sa mère, emportée par un cancer en 2001. Très proche d’elle, la ministre décrit une douleur persistante. Issue d’une fratrie de douze enfants, elle explique avoir pris, très jeune, des responsabilités majeures. Rapidement, elle relie ce passé à son rôle de mère. Car une autre épreuve, plus récente, a bouleversé sa vie : la maladie de Zohra. La jeune fille a été victime de harcèlement scolaire. Selon Rachida Dati, ces attaques étaient "liées à moi". Sa fille aurait voulu "prendre sur elle" pour la protéger. Jusqu’au jour où "ça explose, et ça explose gravement". Elle raconte alors son choc et confie : "Je me suis dit : 'je n’ai rien vu' et 'c’est de ma faute'". Des mots qui traduisent la culpabilité et l’incompréhension. Peu à peu, elle décrit l’engrenage : stress, anxiété, épuisement. Puis, soudain, le corps qui lâche.

Rachida Dati détaille ensuite l’épisode le plus critique. Un jour, Zohra fait une crise d’angoisse. Celle-ci "a généré des troubles neurofonctionnels". L’adolescente est hospitalisée immédiatement. La ministre évoque une période suspendue, rythmée par les examens et l’incertitude. Elle révèle un fait marquant : "Elle a été paraplégique pendant quasiment un an". Le diagnostic sidère. Cependant, la mère insiste sur la solidarité familiale. "Tout le monde est venu. Tout le monde vivait presque à l’hôpital", se souvient-elle. Cousins, proches, amis : chacun s’organise. Dans ce contexte, Rachida Dati continue pourtant ses obligations publiques. En 2020, elle mène campagne pour la mairie de Paris. Elle admet la difficulté de concilier bataille politique et détresse intime. Malgré la fatigue, elle tient. Grâce au soutien collectif, mais aussi grâce aux progrès de sa fille. Après un an d’hôpital, Zohra sort en fauteuil roulant. Lentement, la reconstruction commence. Et avec elle, un nouvel équilibre familial.

@guillaumepley

Rachida Dati : comment sa fille a perdu l’usage de ses jambes suite aux attaques politiques sur sa mère ? ⬆️ #legend #legendmedia

♬ son original - Guillaume Pley - Guillaume Pley

"Un miracle" nommé Zohra

Au fil de la conversation, Rachida Dati laisse apparaître une émotion plus lumineuse. Elle évoque la naissance de Zohra, survenue lorsqu’elle avait 42 ans. Une grossesse tardive qu’elle décrit comme "un miracle". "C’est ce qui m’est arrivé de mieux dans la vie", affirme-t-elle. La ministre souligne combien cette maternité a redéfini ses priorités. Elle parle d’un amour "viscéral", d’une vigilance constante, mais aussi d’une admiration pour la résilience de sa fille. Car Zohra, malgré la maladie, a continué d’avancer. Rééducation, patience, volonté : chaque étape compte. Rachida Dati insiste sur la force mentale de l’adolescente. Elle évoque les petits progrès, les gestes retrouvés, les victoires discrètes. En parallèle, elle rappelle la nécessité d’écouter les signaux faibles. Le harcèlement, dit-elle, détruit en silence. Il isole, il use, puis il brise. D’où son message : parler, alerter, entourer.

Enfin, Rachida Dati conclut sur une note personnelle. "Le père de Zohra a une place à part dans ma vie", confie-t-elle. Une phrase courte, mais significative. Elle suggère une histoire complexe, faite de liens durables. Aujourd’hui encore, la ministre admet garder la cicatrice de cette année éprouvante. Une blessure de mère, profonde et persistante. Toutefois, elle refuse le pathos. Elle préfère mettre en avant la reconstruction et l’espoir. Sa parole, rare sur ces sujets, résonne différemment. Elle humanise une figure souvent perçue comme combative et distante. À travers ces confidences, Rachida Dati montre une autre facette : celle d’une mère confrontée à la vulnérabilité, mais déterminée à protéger, comprendre et aimer, sans relâche.

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