Procès des fils Delon : Alain-Fabien rappelé à l’ordre à la barre par rapport à son attitude
Au procès des fils Delon, Alain-Fabien a été rappelé à l’ordre pour son attitude à la barre lors de son audition devant le tribunal correctionnel de Paris.
Résumé de l'article
Au tribunal, Alain-Fabien Delon a été rappelé à l’ordre pour son attitude durant une audience tendue au cœur d’un conflit familial ancien impliquant ses frères et sœurs.
Le procès opposant les enfants d’Alain Delon se poursuit au tribunal correctionnel de Paris. Mardi 17 mars 2026, son fils cadet Alain‑Fabien Delon est rappelé à l’ordre à la barre pour son attitude.
L’affaire judiciaire entre Anthony Delon, Anouchka Delon et Alain‑Fabien Delon s’inscrit dans un conflit familial ancien. Lors de l’audience, le cadet s’est expliqué sur l’enregistrement contesté et le climat tendu à Douchy.
L'attitude d'Alain-Fabien Delon agace la présidente
Seul à comparaître physiquement, Alain‑Fabien Delon s’est présenté devant les juges avec une attitude jugée trop désinvolte au début de l’audience. Les mains dans les poches, il a été immédiatement repris par la présidente, qui lui a demandé de se tenir correctement. Le jeune homme portait une veste grise et parlait rapidement. Ce qui a conduit la magistrate à intervenir à plusieurs reprises. Selon le récit de l’audience, elle lui a aussi reproché son vocabulaire trop familier, peu adapté à une comparution devant un tribunal. Malgré ces rappels, il a poursuivi ses explications en évoquant un contexte familial conflictuel et très éprouvant pour lui.
Avant même d’entrer dans la salle d’audience, Alain‑Fabien Delon s’était montré discret face aux journalistes, refusant de répondre aux questions. Une fois à la barre, son attitude a toutefois changé. Il a parlé avec nervosité, ce qui a poussé la présidente à lui demander de ralentir. D’après plusieurs observateurs, le ton employé s’est aussi durci lorsqu’il a évoqué ses relations avec sa sœur Anouchka Delon. Il a déclaré qu’il se sentait "suicidaire" car il "tenait la baraque", tandis qu’elle "était au Fouquet’s en train de bouffer". Des propos qui ont provoqué un nouveau rappel au calme de la part de la magistrate pendant l’audience.
Une défense tendue autour de l’enregistrement
Interrogé sur l’origine de l’enregistrement au cœur du dossier, Alain‑Fabien Delon a tenté de justifier sa décision de capter une conversation privée entre sa sœur Anouchka Delon et leur père Alain Delon. Il a expliqué avoir agi dans un climat de peur, affirmant avoir reçu des menaces de mort. Selon lui, certaines mesures de sécurité, comme la présence de gardes du corps, rendaient la situation "anormale". Il a déclaré : "Ce n’est pas légitime non plus d’embaucher des bodyguards, ex-GIGN, pour vous menacer de mort. [...] On peut faire la liste entière des choses qui ne sont pas normales."
Malgré la tension perceptible, Alain‑Fabien Delon a finalement pu aller au bout de ses déclarations sans nouvelle interruption. Il a insisté sur le fait qu’il ne cherchait pas à nuire à la mémoire de son père, mais à la défendre. "Je ne salis pas l’image de mon père, je salis peut-être l’image d’une marque, d’une société, mais je fais tout pour honorer sa mémoire, qui ne pouvait pas se défendre à la fin de sa vie", a-t-il affirmé devant le tribunal. L’audience s’est terminée en fin de journée, après plusieurs heures d’échanges tendus. Le jugement a été mis en délibéré. Et la décision du tribunal correctionnel de Paris doit être rendue le 3 juin prochain.