Patrick Bruel : ce qu’il a dit aux policiers lors de son audition se précise
Trois mois après sa garde à vue de juin dernier, la teneur de l'audition de Patrick Bruel a été révélée par la presse : face aux policiers, le chanteur a fermement nié les faits qui lui sont reprochés. Découvrez ses déclarations.
Résumé de l'article
Patrick Bruel a répondu aux enquêteurs en détaillant sa vision du désir, du consentement et des relations, tout en niant formellement les accusations portées contre lui.
Le 8 juin dernier, Patrick Bruel a dû répondre aux questions des enquêteurs dans le cadre des accusations qui le visent. Parmi les sujets abordés lors de cette audition, révélée ce mercredi par Paris Match, sa vie intime et la question d’éventuelles relations sexuelles tarifées. Sur ce point, le chanteur s'est montré clair : "Ce n’est pas du tout mon truc d’être désiré pour autre chose que je suis", a-t-il déclaré, ajoutant "Vous me demandez si j’en ai besoin, je n’en ai pas besoin et surtout pas envie".
Les enquêteurs ont ensuite cherché à connaître sa définition du harcèlement. Patrick Bruel a alors évoqué "une insistance par des mots", "une répétition d'attentions" ou encore "un excès de textos". Mais lorsqu'il prend l'exemple d'une personne qui envoie régulièrement des fleurs malgré l'absence de réponse, le chanteur hésite : "Est-ce qu'envoyer des fleurs trop régulièrement à quelqu'un qui ne répond pas à vos attentes, est-ce que c'est ça ? Je ne sais pas…"
Ce qu'a dit Patrick Bruel face aux enquêteurs lors de son audition
L'audition s'est également penchée sur sa vision du désir et du consentement. Patrick Bruel a alors expliqué qu'une relation sans réciprocité ne l'intéressait pas. "Cela ne m'intéresse pas s'il n'y a pas de réciprocité, qu'il n'y a pas de désir chez l'autre. Cela ne m'excite pas", a-t-il ainsi confié face aux policiers. Une position qu'il avait d'ailleurs déjà défendue en 2021, lors de la plainte déposée par Ophélie Fajfer, en assurant ne pas avoir "le culte des citadelles imprenables".
Le chanteur est même allé plus loin, résumant sa philosophie en une phrase : "Je veux qu'on me désire. Sinon, je ne ressens rien". Il a toutefois admis avoir eu des relations avec des femmes rencontrées dans un contexte professionnel, que ce soit après des concerts ou en marge de tournages. Ces rencontres se seraient le plus souvent déroulées à l'hôtel, a-t-il précisé. Cette audition intervient dans un contexte particulier : plusieurs femmes ont récemment mis en cause l'artiste, à l'image d'Helena Noguerra.
Le chanteur continue de clamer son innocence
Interrogé à ce sujet, Patrick Bruel a affirmé ne conserver aucun souvenir de l'épisode décrit par la chanteuse belge. Une déclaration qui s'inscrit dans un contexte bien plus large, puisque treize femmes au total sont évoquées dans le cadre des accusations auxquelles le chanteur doit répondre devant les enquêteurs. Face à l'ampleur de ces témoignages, il dit ne pas comprendre la situation : "Je ne comprends pas, je n'ai jamais violé personne, je n'ai jamais contraint qui que ce soit", a-t-il assuré.
Le chanteur de 67 ans a toutefois reconnu avoir pu, selon ses propres mots, se montrer "parfois maladroit", employer un "langage un peu déplacé", ou encore "manquer de discernement dans les intentions de l'autre". Une nuance qu'il tient à souligner, alors que les enquêteurs cherchent à comprendre les circonstances et les comportements dénoncés par les différentes plaignantes. Depuis le début de l'affaire, Patrick Bruel continue de clamer son innocence. Affaire à suivre.
🔴🇫🇷 𝗙𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — Patrick Bruel a RECONNU devant les enquêteurs qu’il ne lui venait pas à l’esprit de demander l’accord d’une femme avant de l’embrasser : « Sans doute à tort, on ne demandait pas, on ressentait que c’était possible et on pouvait se tromper ».
— Bastion (@BastionMediaFR) September 2, 2026
« Si je… pic.twitter.com/Gd9D9cIwc5