Luc Besson : accusé d’agression par l'actrice Sand Van Roy, il fait face à de nouvelles analyses ADN
Le parquet général de Paris souhaite rouvrir l’enquête visant Luc Besson après de nouvelles expertises ADN.
Résumé de l'article
Quatre ans après un non-lieu, de nouvelles analyses ADN relancent les investigations judiciaires dans l’affaire d’accusations portées contre Luc Besson par Sand Van Roy.
Plus de quatre ans après le non-lieu confirmé en appel, l’affaire visant le réalisateur Luc Besson connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Le parquet général de Paris demande désormais la réouverture des investigations concernant les accusations de viols formulées par Sand Van Roy.
Cette décision intervient après de nouvelles analyses ADN réalisées sur un sous-vêtement de l’actrice. Les résultats, évoqués par les avocats de la plaignante, pourraient relancer une procédure judiciaire jusque-là classée sans suite, contre le compagnon de Sarah Saldmann.
De nouvelles expertises relancent le dossier
Le 12 mai, alors que le Festival de Cannes ouvrait sa 79e édition, l’actualité judiciaire de Luc Besson a refait surface. Le réalisateur, accusé de viols par l’actrice Sand Van Roy depuis 2018, voit son dossier revenir devant la justice. En effet, le parquet général de la cour d’appel de Paris a demandé la réouverture des investigations. Une audience devant la chambre de l’instruction se tiendra le 2 juin prochain. Cette nouvelle étape pourrait modifier l’évolution de l’affaire. Jusqu’ici, Luc Besson avait bénéficié d’un non-lieu prononcé en décembre 2021 puis confirmé en appel en mai 2022. De son côté, le réalisateur a toujours contesté les accusations portées contre lui par l’actrice belgo-néerlandaise.
L’affaire remonte au 18 mai 2018. Après un rendez-vous avec Luc Besson dans un palace parisien, Sand Van Roy avait déposé une plainte pour viol. Deux mois plus tard, l’actrice avait également dénoncé d’autres viols et agressions sexuelles. Elle évoquait alors une relation marquée, selon ses déclarations, par une “emprise professionnelle” durant près de deux ans. Depuis le début de la procédure, les enquêteurs ont étudié plusieurs éléments avant que la justice ne prononce un non-lieu. Toutefois, le parquet général estime aujourd’hui que de nouveaux éléments méritent des investigations complémentaires. Cette demande marque donc un tournant important dans ce dossier médiatique, suivi de près depuis plusieurs années par l’opinion publique et les professionnels du cinéma français.
Les analyses ADN au cœur de la décision judiciaire
Selon les informations révélées par Mediapart après l’annonce de l’AFP, le parquet général s’appuie sur un “élément nouveau susceptible de caractériser des charges nouvelles”. Il s’agit d’analyses ADN effectuées par un laboratoire néerlandais sur un sous-vêtement porté par Sand Van Roy le soir des faits dénoncés. Les avocats de la plaignante affirment que “l’ADN du mis en cause a été formellement retrouvé sur la partie postérieure” du vêtement analysé. Ils estiment également que cette pièce n’avait jamais été examinée correctement pendant l’enquête initiale. Selon eux, il s’agit d’un “fait matériel capital ignoré”, susceptible de justifier la reprise des investigations judiciaires dans cette affaire particulièrement sensible et médiatisée depuis plusieurs années.
Du côté de Luc Besson, la défense reste prudente avant l’audience prévue début juin. Son avocat, Me Thierry Marembert, a indiqué qu’il ne souhaitait pas commenter cette nouvelle étape de la procédure pour le moment. Il préfère attendre la décision de la chambre de l’instruction avant de prendre publiquement la parole. Toutefois, il a rappelé que la justice s’était déjà prononcée à quatre reprises dans cette affaire. Selon lui, ces décisions ont toujours conclu à l’innocence de son client. Cette réouverture potentielle des investigations ne signifie donc pas une condamnation, mais elle relance néanmoins un dossier judiciaire particulièrement scruté. L’affaire pourrait désormais connaître un nouveau développement dans les prochaines semaines, selon les conclusions des magistrats parisiens.