Koxie : la chanteuse des années 2000 décide de se lancer dans la politique
Koxie, icône pop des années 2000, se lance en politique aux côtés de Sarah Knafo dans le XIVe arrondissement, portée par le pragmatisme local.
Résumé de l'article
Ancienne star des années 2000, Koxie opte pour un engagement politique local à Paris, mettant l'accent sur des solutions concrètes et une approche pragmatique de la vie urbaine.
Près de vingt ans après avoir marqué les années 2000 avec le tube Garçon, Koxie surprend. L’artiste, discrète ces dernières années, annonce un virage inattendu. Elle choisit désormais de s’engager publiquement, non plus sur scène, mais dans l’arène politique parisienne.
À Paris, la chanteuse rejoint Sarah Knafo. Ensemble, elles affichent une proximité assumée. Ce rapprochement intrigue autant qu’il questionne. Entre passé musical et ambitions citoyennes, Koxie revendique une démarche personnelle, guidée par le pragmatisme et les préoccupations du quotidien.
Une reconversion inattendue mais assumée
Selon des informations révélées par Paris Match, Laure Cohen, alias Koxie, devrait conduire une liste dans le XIVe arrondissement de Paris. L’annonce fait réagir. D’abord, parce qu’elle ravive le souvenir d’une figure pop emblématique. Ensuite, parce qu’elle confirme une transition mûrement réfléchie. Près de vingt ans après Garçon, la chanteuse ne renie rien. Au contraire, elle revendique son parcours. Elle explique avoir découvert chez Sarah Knafo "des propositions simples, pragmatiques et concrètes". Ainsi, son engagement s’inscrit dans une logique locale. Pas de carrière politique rêvée, insiste-t-elle. Mais une volonté claire : participer au débat municipal. De plus, Koxie évoque un arrondissement chargé de souvenirs. Elle y a vécu une partie de son adolescence. Elle y a travaillé, appris, construit ses premières expériences professionnelles et artistiques.
La rencontre entre les deux femmes ne doit rien au hasard. Koxie raconte : "J’ai contacté Sarah Knafo il y a un an parce que je suis coach en prise de parole et que je trouvais les siennes brillantes". Ensuite, tout s’enchaîne. Un message sur Instagram. Puis un café. Très vite, le courant passe. "Nous nous sommes parlé de nos vies, comme deux femmes", confie-t-elle. La politique, d’abord secondaire, s’invite progressivement dans leurs échanges. Koxie se dit admirative d’un programme "sans blabla". Dès lors, quand Sarah Knafo officialise sa candidature, la chanteuse la félicite. Puis accepte de "porter ses messages publiquement". Ce choix traduit une évolution. Il montre aussi une envie d’utilité. Pas de posture idéologique, assure Koxie. Mais une implication citoyenne, ancrée dans le réel.
Entre inspirations et prises de distance
Ce n’est pas la première fois que Koxie croise le monde politique. En 2007, elle rencontre Éric Zemmour. À l’époque, elle évoque un échange cordial. Des années plus tard, elle établit un lien inattendu : "Il y a plein de trucs chez Zemmour qu’on peut retrouver dans mes textes". Toutefois, elle nuance immédiatement. "Je ne suis pas zemmourienne", précise-t-elle, estimant qu’il "va toujours dans les extrêmes". Cette mise au point éclaire sa position. Koxie refuse les étiquettes. Elle se définit comme "apolitique". Son engagement, dit-elle, reste "sans bannière partisane". Ainsi, elle distingue clairement élections municipales et clivages nationaux. Elle revendique une liberté de ton. Et surtout, une attention portée aux enjeux concrets de la vie urbaine.
Dans cette nouvelle étape, Koxie insiste sur ses motivations. "Ce qui m’intéresse, c’est la vie des gens", affirme-t-elle. Elle évoque la circulation, le stationnement, la qualité de vie. Autant de sujets qui, selon elle, nécessitent "des solutions concrètes, étudiées et chiffrées". Par ailleurs, elle salue une "manière moderne de faire de la politique". L’intégration des nouvelles technologies figure parmi les axes qu’elle juge essentiels. Pourtant, elle fixe une limite nette. "Je ne veux pas devenir une femme politique", assure-t-elle. Son rôle, explique-t-elle, s’apparente davantage à celui d’ambassadrice engagée. Une citoyenne impliquée, mais lucide. En conclusion, Koxie revendique une "vraie politique" : celle qui répond aux problèmes quotidiens.