EXCLU : De NTM au cinéma, JoeyStarr revient sur son parcours et son "syndrome de l’imposteur"

De ses débuts avec NTM jusqu'au cinéma, JoeyStarr se confie dans Les petits papiers sur son parcours, ses choix… et ce sentiment d’"imposture" qui le rattrape parfois malgré sa carrière.

Publié le par Faustine Jehanne
EXCLU : De NTM au cinéma, JoeyStarr revient sur son parcours et son "syndrome de l’imposteur"
© Gossip Room

Résumé de l'article

Dans Les petits papiers, Joeystarr se livre sur son parcours, de NTM au cinéma, et sur les doutes qui l’accompagnent encore aujourd’hui.

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Tout sur Joey Starr

Dans un nouvel épisode du podcast Les petits papiers, disponible depuis ce dimanche sur notre chaîne YouTube Gossip Room, JoeyStarr s’est prêté au jeu des questions tirées au hasard, face à Fiona Deshayes. Carrière, enfance, vie personnelle… le rappeur de 58 ans s’est livré sans filtre, dans un échange aussi direct que personnel, fidèle à son image. Mais derrière l’image du pionnier du rap français, il raconte surtout un parcours de vie heurté très tôt.

Violences paternelles dans l’enfance, séparation forcée avec sa mère à seulement six ans, et construction solitaire autour de ses racines martiniquaises qu’il a dû reconstruire lui-même : autant d'épreuves qui ont façonné son histoire. Aujourd’hui encore, JoeyStarr explique que malgré les années et la notoriété, un doute persiste par moments sur sa légitimité. Une forme d’"imposture" intérieure qu’il continue de combattre, même après avoir marqué le paysage du rap et du cinéma français.

JoeyStarr : de ses débuts avec NTM au grand écran

Alors qu’il est encore jeune, en 1988, JoeyStarr casse déjà les portes du rap français avec son complice Kool Shen. Ensemble, ils posent les bases d’un mouvement encore naissant avec NTM, mais leur arrivée se fait dans un climat loin d’être accueillant. À l’époque, ils avancent sans soutien médiatique réel, dans un univers où le rap peine encore à être pris au sérieux : "Aujourd’hui je vois des extraits de vieilles interviews je me dis : 'mais comment les gens nous parlent !'".

Puis, de poursuivre : "Personne nous avait donné le mode d’emploi à l’époque. (…) On était taxés de banlieusards, nous on comprenait pas tout ce qu’on faisait", a-t-il raconté, illustrant leurs débuts sans filet et sans management face aux médias en tant que jeunes rappeurs. Il se rappelle aussi d’un premier article titré : "NTM épic son blé (la maison de disques, ndlr). La banlieue existe même à Versailles." Une critique qui ne passe pas : "On voulait le croiser, “lui dès que je le croise je vais le fumer”'.

Le "syndrome de l'imposteur" même des années plus tard

Bien qu’exposé depuis plus de 40 ans, JoeyStarr confie ne pas s’être totalement fait à la notoriété. Souvent reconnu dans la rue, il assure : "Moi j’ai pas postulé pour ça au départ. Moi je suis artiste parce que ça me relève à moi-même, ça me construit, pour plein de raisons, mais pas pour celle d’être sollicité dans ce sens." Et selon lui, on ne s’y fait jamais vraiment : "Moi je pense que c’est pas bon pour la tête d’un seul homme. Celui qui s’y habitue il doit avoir quelques carences quelque part à mon avis."

Même constat après la musique, le théâtre ou encore le cinéma. Aperçu dans Polisse ou Le remplaçant, JoeyStarr confie en effet ne pas se sentir toujours à sa place, ni même légitime : "Je suis en même temps victime et protagoniste des choses qui m’arrivent. (…) Je ne suis qu’un humain, bien sûr que parfois, j’ai pris ce qu’il y avait à prendre. (…) Je me dis souvent 't’as pas l’intellect pour comprendre ce que tu fais'. (…) J’ai encore le syndrome de l’imposture qui traîne en moi".

Retrouvez l'intégralité de ses confidences dès maintenant :

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