Elodie Gossuin : elle raconte l’emprise de son premier petit-ami et son avortement à 17 ans

Elodie Gossuin révèle l’emprise de son premier petit ami et son avortement à 17 ans. Un témoignage fort sur le silence, la résilience et la transmission.

Publié le par Lola Olivier
Elodie Gossuin : elle raconte l’emprise de son premier petit-ami et son avortement à 17 ans
© La maison des maternelles France 2 / Elodie Gossuin

Résumé de l'article

Elodie Gossuin revient sur une relation toxique marquante à l'adolescence, révélant un passé douloureux mêlant emprise et avortement, tout en soulignant son combat pour briser le silence.

Sommaire
Tout sur Élodie Gossuin

Un quart de siècle après son sacre, Elodie Gossuin brise enfin le silence. Dans Miss à nu, elle évoque l’emprise de son premier petit ami. Elle raconte une adolescence fragilisée, puis un parcours public traversé d’ombres tenaces et de combats intimes longtemps tus.

Vingt-cinq ans après Miss France 2001, l’animatrice ose dire l’indicible. Elle confie son avortement à 17 ans. Elle décrit une relation toxique. “Aujourd’hui, je ne supporte plus le silence”, affirme-t-elle. Son témoignage questionne la mémoire, la honte et la transmission familiale.

Une emprise qui a marqué la jeunesse d'Élodie Gossuin

Dans son livre Miss à nu, publié aux éditions Leduc, Elodie Gossuin revient sur un épisode fondateur. À 17 ans, elle avorte alors qu’elle vit avec celui qu’elle surnomme “Bob”. Elle le décrit comme un “pervers narcissique”. L’ancienne Miss France explique combien cette expérience l’a “marquée au fer rouge”. Elle raconte aussi la difficulté d’écrire. “J’ai jeté et réécrit ce chapitre dix fois. J’ai voulu le retirer”, confie-t-elle. Pourtant, elle choisit de maintenir ce récit. Elle veut libérer la parole, malgré la crainte de choquer. Selon elle, plusieurs générations ont vécu dans les non-dits. Elle comprend donc les réactions parfois pudiques. Mais désormais, elle assume. Elle transforme une douleur intime en message public. Elle revendique la sincérité, sans détour ni dramatisation excessive.

Elodie Gossuin précise que des proches ont découvert cette histoire en lisant l’ouvrage. Elle n’avait pas vraiment caché ce passé. Cependant, le sujet ne surgissait pas spontanément. Avec le temps, elle a appris à poser des mots. Surtout, elle a voulu protéger ses enfants par l’explication. La discussion naît d’une question simple, posée à table. Elle évoque alors “Bob” et “l’emprise pendant des années”. Elle insiste sur la transmission. Elle veut prévenir la manipulation et le harcèlement. Elle redoute les relations toxiques à l’école. Ainsi, son témoignage dépasse l’anecdote personnelle. Il devient outil de dialogue. Elle relie son vécu à une vigilance éducative. Elle montre qu’une parole assumée peut apaiser. Et surtout, elle rappelle qu’une réussite publique n’efface pas les blessures privées.

Harcèlement pendant le règne de Miss France

Lorsque les Français la découvrent lors de Miss France 2001, “Bob” n’a pas totalement quitté sa vie. Elodie Gossuin décrit un harcèlement constant. “Recevoir 500 messages par jour, des appels toute la journée… c’est épuisant”, explique-t-elle. Il savait, dit-elle, “où me harceler, devant quel hôtel”. Malgré tout, elle protège son rêve. “J’ai réussi à garder mes yeux d’enfant”, assure l’animatrice. Elle refuse qu’il “pourrisse mon conte de fées”. Elle fait la part des choses. Le règne reste lumineux. En revanche, la vie hors caméras devient complexe. Cette nuance éclaire son récit. Elle ne réécrit pas l’histoire. Elle distingue la scène publique et l’arrière-plan intime. Ainsi, elle revendique une victoire discrète. Il “n’a pas eu ce pouvoir”, affirme-t-elle avec soulagement.

Elle révèle aussi que Geneviève de Fontenay n’était “pas au courant”. À l’époque, leur lien débute à peine. Elodie Gossuin la voyait comme la “dame au chapeau”, impressionnante. Le comité, en revanche, connaissait la situation. Les agents de sécurité intervenaient régulièrement. “Ils l’ont arrêté plusieurs fois”, précise-t-elle. Ils la protégeaient et conseillaient de rompre. Pourtant, elle admet que ces avertissements restaient difficiles à entendre. “Je n’étais pas amoureuse, mais sous emprise”, conclut-elle. Finalement, Bertrand Lacherie, son mari depuis 2006, l’aide à tourner la page. Elle le qualifie de “sauveur”. Son récit mêle lucidité et reconstruction. Il souligne aussi l’importance du soutien, au bon moment.

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