Doums : l'ex d'Adèle Exarchopoulos échappe à la prison grâce à Nekfeu
Accusé de violences conjugales, le rappeur Doups échappe provisoirement à la détention... grâce à Nekfeu. On vous dit pourquoi !
Résumé de l'article
Le rappeur Doums, accusé de violences conjugales, voit son procès reporté tandis qu'il reste libre sous contrôle judiciaire strict, avec une solution de relogement évoquée chez Nekfeu.
Le monde du rap français a été secoué ces derniers jours par une affaire judiciaire lourde. Le rappeur Doums, membre du collectif L’Entourage, s’est retrouvé au cœur d’une procédure pour violences conjugales présumées. Interpellé et placé en garde à vue au commissariat de Vitry-sur-Seine, l’artiste a été présenté en comparution immédiate ce mardi soir au tribunal de Créteil.
Le parquet avait requis son placement en détention provisoire, après avoir évoqué un risque de pression sur la victime et rappelé l’existence d’antécédents judiciaires. Finalement, les magistrats ont choisi de renvoyer l’examen du fond du dossier afin de laisser le temps à la victime de se préparer. Une décision qui a permis au rappeur de recouvrer la liberté… mais sous contrôle judiciaire strict, avec interdiction de contact.
Le rappeur Doums se défend face au juge
Accusé de violences conjugales commises au domicile familial, en présence de leurs deux enfants et d’une proche, Doums s’est exprimé devant le juge. Il a nié une grande partie des faits reprochés, tout en reconnaissant avoir craché sur sa compagne. Depuis le box, vêtu d’un simple tee-shirt, il a tenté de donner sa version des événements : « Je ne suis pas le vilain qu’on dépeint ». Son avocate, Me Marion Coiffier, a dénoncé le « déballage médiatique » autour de cette affaire et a tenu à préciser que son client ne comptait, selon elle, qu’une seule condamnation définitive pour des faits similaires, l’autre ayant fait l’objet d’un appel.
Lors de cette audience, le tribunal n’est pas entré dans l’examen détaillé du dossier, et s'est contenté d’acter le renvoi du procès et de rappeler que la victime s’était vu prescrire un jour d’ITT. Le parquet, de son côté, avait plaidé pour l’incarcération, et rappelé notamment les précédentes condamnations de Doums pour violences conjugales. Ainsi, il craignait un « risque de pression sur la victime ». Une inquiétude que les magistrats ont choisi de gérer autrement, en optant pour un contrôle judiciaire renforcé.
Nekfeu, le « frère » invoqué pour éviter la détention
C’est un autre aspect de l’audience qui a particulièrement retenu l’attention. Pour justifier une solution de relogement conforme aux obligations judiciaires, Doums a proposé de s’installer temporairement chez celui qu’il appelle son « frère » : le rappeur Nekfeu. Une option déjà évoquée lors de sa garde à vue, au cours de laquelle il avait demandé que l’artiste soit prévenu. Cette proposition visait à répondre aux exigences du contrôle judiciaire, notamment l’interdiction de tout contact avec la victime. En se plaçant chez Nekfeu, Doums a cherché à démontrer qu’il disposait d’un cadre stable, éloigné du domicile familial, susceptible de rassurer le tribunal et d’éviter l’incarcération immédiate. Si cette solution n’a finalement pas été retenue officiellement par la justice, elle a néanmoins pesé dans l’économie générale du débat.
Selon plusieurs sources, le président de l’audience a toutefois rappelé le passé judiciaire de Doums — violences conjugales, usage de stupéfiants, recel de vol — autant d’éléments qui pourraient lourdement peser lors du jugement sur le fond, prévu début février. En attendant, l’artiste reste libre, mais sous surveillance étroite. Interdiction de contact, obligations judiciaires, et une procédure qui pourrait marquer un tournant majeur, tant sur le plan pénal que dans sa carrière. En échappant, pour l’instant, à la détention provisoire, Doums a gagné du temps, mais certainement pas une issue. Le renvoi du procès ne referme rien. Il ouvre au contraire une période d’attente décisive, au cours de laquelle chaque élément de son passé et chaque fait reproché seront scrutés.