Arnaud Denis : le comédien français s’est fait euthanasier en Belgique après un long calvaire lié à un implant anti-hernie

C'est en Belgique qu'Arnaud Denis a choisi de mettre fin à ses jours par euthanasie, après un long combat contre la douleur causée par une prothèse de hernie. Entre errance médicale et controverses, le comédien aura cherché des réponses pendant des années, sans jamais les trouver.

Publié le par Faustine Jehanne
Arnaud Denis : le comédien français s’est fait euthanasier en Belgique après un long calvaire lié à un implant anti-hernie
© Photo Lot

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Arnaud Denis est décédé en Belgique après avoir choisi l'euthanasie, mettant fin à un long combat contre des douleurs liées à un implant médical controversé.

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Arnaud Denis s'est éteint ce mardi, en fin de matinée, à Namur, en Belgique, après avoir eu recours à l'euthanasie. Entouré de ses proches au moment de son dernier souffle, l'acteur de 43 ans a quitté ce monde dans une forme d'apaisement, selon les mots de Delphine Depardieu, présente à ses côtés. Interrogée par Le Parisien, elle confie en effet des instants finalement empreints de sérénité : "Il est parti soulagé, avec presque un sourire sur le visage. Mais c'est un choc terrible…"

Depuis 2023, le comédien vivait un véritable calvaire, qu'il attribuait directement à la pose d'une prothèse de hernie. Et jusqu'au bout, il aura voulu se faire entendre : quelques heures avant sa mort, Arnaud Denis publiait sur Facebook un ultime message, visant directement les médecins qui l'ont suivi, le fabricant du dispositif, ainsi que l'ANSM. Un texte d'adieu qu'il choisissait de conclure par une citation des Misérables : "Ce n'est rien de mourir, c'est affreux de ne pas vivre".

Arnaud Denis s’est fait euthanasier en Belgique après un long calvaire lié à un implant anti-hernie

Arnaud Denis s'était longuement confié sur son parcours l'année dernière, apparaissant alors amaigri et épuisé par le combat qu'il menait. Jusqu'au bout, le comédien français restait profondément persuadé que sa prothèse en polypropylène était à l'origine de son calvaire, une hypothèse que les chirurgiens spécialistes, eux, jugeaient loin d'être formellement établie. "Il en était toujours convaincu aujourd'hui", confirme d'ailleurs Delphine Depardieu au Parisien.

Dans les mois qui avaient suivi l'opération, l'acteur avait vu son corps se dégrader à une vitesse fulgurante, passant d'une silhouette sportive à un état de grande faiblesse. Il décrivait alors des douleurs si intenses qu'il les comparait à une agression interne permanente. Après une longue errance médicale, les médecins avaient fini par poser un nom sur son mal : une encéphalomyélite myalgique, plus connue sous le nom de syndrome de fatigue chronique.

Une plainte classée sans suite

Arnaud Denis n'était d'ailleurs pas un cas isolé. Dès 2024, l'ANSM avait déjà reçu des signalements similaires, faisant notamment état de douleurs persistantes chez d'autres patients. Le comédien avait alors rassemblé plusieurs de ces témoignages avant de déposer plainte contre X pour blessures involontaires. Une procédure classée sans suite en août dernier, qui l'a poussé à annoncer son départ pour la Belgique afin d'entamer les démarches vers l'euthanasie.

L'euthanasie reste réservée aux patients confrontés à une souffrance jugée insupportable et inapaisable. Sur ce point, Delphine Depardieu tient d'ailleurs à rappeler le cadre strict qui entoure la procédure belge : "Ils ne font pas ça du jour au lendemain, c'est long et très encadré". Elle garde aussi en mémoire les derniers mots de son ami, marqués par une forme de sérénité face au sort d'autres personnes confrontées à des souffrances bien plus longues que la sienne.

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