Adèle Exarchopoulos : l'actrice revient sur un évènement embarrassant au début de sa carrière
Devenue célèbre très jeune, Adèle Exarchopoulos raconte un souvenir embarrassant qui illustre la violence des jugements au début de sa carrière.
Résumé de l'article
Adèle Exarchopoulos revient sur un moment difficile au début de sa carrière où, malgré son succès, elle a vécu une humiliation marquante lors d’une soirée dans le milieu artistique.
Adèle Exarchopoulos s’est imposée très jeune comme l’un des visages majeurs du cinéma français. Propulsée sur le devant de la scène à seulement 19 ans, l’actrice a dû apprendre à gérer une notoriété soudaine, parfois brutale, qui ne l’a pas épargnée.
Aujourd’hui plus apaisée, la comédienne revient sur les débuts de sa carrière. Entre succès international et remarques blessantes, elle évoque un évènement précis, resté gravé dans sa mémoire, qu’elle qualifie encore d’embarrassant et profondément marquant.
Une notoriété fulgurante accompagnée de critiques précoces
Adèle Exarchopoulos accède à la célébrité en 2013 grâce à La vie d’Adèle, réalisé par Abdellatif Kechiche. Le film connaît un succès mondial et reçoit la Palme d’or au Festival de Cannes. Pourtant, cette reconnaissance s’accompagne rapidement de polémiques. Les scènes d’amour explicites attirent l’attention et mettent l’actrice dans une position délicate. Elle confie à Melty : "Bien sûr, ça me met mal à l’aise. C’est plus les gens, en fait, et comment ils vont l’interpréter". Dès lors, Adèle découvre que l’exposition médiatique peut être pesante. Cette période marque un tournant décisif dans sa vie. Très jeune, elle se retrouve observée, commentée et parfois jugée sans filtre. Elle admet d’ailleurs : "Moi, la première fois, j’étais super mal à l’aise. C’est pas agréable. Je prends pas de plaisir à me regarder pendant six minutes nue". Malgré tout, elle poursuit son chemin, consciente que le cinéma implique aussi une part de sacrifice personnel.
Cependant, ces premières expériences la confrontent rapidement à des critiques qui ne concernent pas seulement son travail, mais aussi sa personnalité. Depuis ses débuts, Adèle Exarchopoulos est régulièrement moquée pour sa façon de parler. Des remarques comme "On dirait mon pote Abdel" l’ont longtemps suivie. Une critique qu’elle tente d’expliquer avec sincérité dans Télé-Loisirs : "C’est ma voix, ma façon de parler. Des fois, j’essaye… Mais voilà, c’est comme ça". Malgré ses efforts, elle comprend que cette singularité dérange certains. À ses débuts, ces réflexions prennent une dimension humiliante. Encore jeune et peu assurée, l’actrice se retrouve parfois déstabilisée dans des cercles où elle ne se sent pas à sa place. Elle apprend alors que la réussite n’efface pas les maladresses des autres. Cette pression constante forge peu à peu son caractère. Toutefois, un épisode précis illustre la violence de ces jugements et reste encore aujourd’hui difficile à oublier.
Une soirée marquante et une humiliation jamais oubliée
Lors d’une interview accordée à Brut, Adèle Exarchopoulos raconte une anecdote survenue peu après le tournage de La vie d’Adèle. À peine majeure, elle se rend à une soirée avec Léa Seydoux, faute d’avoir ses clés. Elle se souvient : "Je vais à cet anniversaire et il y a beaucoup, beaucoup de gens connus". Fatiguée, sac Adidas à l’épaule, elle salue poliment une rangée d’invités. C’est alors qu’un détail la frappe. Une personne, qu’elle ne nomme pas, se moque immédiatement de sa manière de dire bonjour. Elle raconte : "Il y a quelqu’un qui tout de suite me dit, pour me mettre mal à l’aise, ‘oh SALUT’, en m’imitant". Le ton est moqueur, volontairement humiliant. À cet instant, la jeune actrice se sent jugée et mise à l’écart.
Dans son esprit, le malaise est immédiat. Elle confie : "Dans ma tête je me suis dit, c’est marrant, tu connais tout le monde, je connais personne et tu me mets mal à l’aise tout de suite". Cette réflexion souligne le décalage qu’elle ressent alors entre son succès récent et son sentiment de légitimité. Malgré la célébrité, elle reste une jeune femme impressionnée et vulnérable. Cet évènement, en apparence anodin, laisse une trace durable. "Je n’ai jamais oublié", précise-t-elle. Aujourd’hui, Adèle Exarchopoulos porte un regard plus lucide sur cette période. Avec le recul, elle comprend que ce type de situation fait partie des coulisses du milieu artistique. Toutefois, en partageant cette anecdote, elle rappelle que la notoriété précoce n’immunise pas contre l’embarras, ni contre la blessure des mots.