Pays-Bas : sous emprise, une femme s’est fait tatouer 250 fois le nom de son ex-compagnon

Aux Pays-Bas, une femme a vécu sous emprise d'un compagnon qui l'a tatouée plus de 250 fois avec son prénom, symbolisant un contrôle violent et durable.

Publié le par Jessica Gajderowicz
Pays-Bas : sous emprise, une femme s’est fait tatouer 250 fois le nom de son ex-compagnon
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Aux Pays-Bas, une femme a vécu sous emprise d'un compagnon qui l'a tatouée plus de 250 fois avec son prénom, symbolisant un contrôle violent et durable.

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Pendant près de deux ans, un homme a recouvert le corps et le visage de sa compagne de son prénom tatoué plus de 250 fois. Derrière cette histoire glaçante se cache une réalité bien plus sombre : celle du tatouage comme outil de violence conjugale.

Joke a 52 ans et porte sur elle les cicatrices d'une emprise hors du commun. Entre 2020 et 2021, son compagnon de l'époque prénommé Hans a progressivement recouvert près de 90 % de son corps d'un seul et même mot : son propre prénom. Poitrine, fesses, visage… aucune zone n'a été épargnée. L'outil du crime ? Une machine à tatouer bon marché, achetée sur AliExpress. Ce n'était pas de l'amour. C'était de la possession.

Tatouée en guise de possession

Selon le quotidien néerlandais De Telegraaf, Hans cherchait délibérément à marquer comme sa propriété toutes les parties du corps de Joke qui avaient pu être touchées par un autre homme. Un geste de contrôle absolu, méthodique, répété des centaines de fois.

Durant cette période, Joke vivait, selon ses propres mots, dans une peur constante. Pour supporter l'insistance de son compagnon violent, elle s'est réfugiée dans l'alcool et les médicaments. Comme souvent dans les situations d'emprise, la frontière entre le consentement apparent et la soumission forcée est rendue floue par la manipulation, la peur et l'isolement. Aujourd'hui, Hans affirme qu'elle était consentante. Le parquet de Rotterdam, lui, n'a pas encore tranché. Il a rappelé que tatouer quelqu'un sous la contrainte peut constituer une infliction intentionnelle de lésions corporelles graves, relevant potentiellement des infractions de coups et blessures et de contrainte. Joke a déposé plainte.

Un long chemin vers l'effacement

Fin 2024, Joke a été prise en charge par Spijt van Tattoo, une fondation néerlandaise spécialisée dans l'aide au détatouage pour les victimes de violence. Depuis, elle enchaîne les séances de laser. L'objectif : effacer toutes les traces visibles de Hans d'ici la fin de l'année.

Le coût de cette libération est colossal. Retirer un tatouage revient en moyenne à dix fois le prix de sa réalisation. Pour Joke, la facture totale est estimée à 30 000 euros. En mars, la fondation a lancé une campagne GoFundMe en sa faveur : près de 21 000 euros ont déjà été collectés. Mais comme le souligne un porte-parole de Spijt van Tattoo : "Cela ne signifie pas pour autant que les séquelles psychologiques ont disparu".

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