Incendie en Suisse : ces images figées quelques minutes avant l’incendie du Constellation

Avant l’incendie du Constellation, des images montrent une soirée normale et une sortie de secours partiellement bloquée, un détail qui interroge les enquêteurs.

Publié le par Lola Olivier
Incendie en Suisse : ces images figées quelques minutes avant l’incendie du Constellation
© MAXIME SCHMID / AFP / Le Constellation Crans-Montana

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Des images figées de la vidéosurveillance montrent la soirée festive juste avant l’incendie fatal du bar Le Constellation, soulevant des questions cruciales pour l’enquête en cours.

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Quelques minutes avant l’horreur, tout semble encore normal. À Crans-Montana, des images de vidéosurveillance figées juste avant l’incendie du bar Le Constellation sont aujourd’hui au centre de l’enquête. Des captures floues, mais cruciales, qui interrogent sur le déroulé des événements.

Remises aux enquêteurs par le propriétaire de l’établissement, ces images montrent une soirée festive brutalement interrompue. Elles constituent l’un des rares témoignages visuels précédant un drame qui a coûté la vie à quarante personnes.

Des images figées juste avant le drame du Constellation

Les images paraissent presque ordinaires. Pourtant, leur importance est capitale. Lors de sa première audition, le 1er janvier, Jacques Moretti a transmis aux enquêteurs plusieurs extraits issus du système de vidéosurveillance du Constellation. Le bar de Crans-Montana sera ravagé par les flammes quelques minutes plus tard. Ces images, que BFMTV a pu consulter, montrent un système qui se serait arrêté brutalement. L’interruption survient alors que la soirée du Nouvel An bat son plein. Aucun mouvement après 1h23. Plus rien ne s’enregistre. Sur l’écran de la caméra 1, l’ambiance est encore festive. On distingue une table, des bouteilles et des jeunes qui dansent. Il est exactement 1h23. Cinq minutes plus tard, tout bascule. Jessica Moretti, gérante de l’établissement, appelle les pompiers. Un incendie s’est déclaré au sous-sol. Cette nuit-là, quarante personnes perdent la vie. Des centaines d’autres sont blessées. 

Le lendemain, Jacques Moretti est entendu une première fois. Aucune procédure n’est alors ouverte contre lui, malgré une condamnation en 2016 pour mauvaise gestion. Il précise que le bar disposait de quatorze caméras, dont sept au sous-sol, et fournit immédiatement les images disponibles. Très vite, toutefois, une anomalie apparaît. Jacques Moretti explique aux enquêteurs : "d'accéder aux images via mon téléphone portable. Je n'arrive à obtenir que les instantanés de l'établissement qui sont datées du 01.01.2026 à 1h23. À ce moment-là, le système a complètement bloqué. Je ne peux pas remonter en arrière". Selon lui, les enregistrements complets pourraient se trouver sur un cloud externe, géré par la société de vidéosurveillance. Une piste que les enquêteurs tentent désormais d’explorer. En attendant, ces images figées restent les dernières traces visuelles avant l’incendie.

Une chaise devant une sortie de secours, le détail qui interroge

Les images exploitables restent difficiles à analyser. Certaines montrent le rez-de-chaussée, relativement calme. D’autres, filmées au sous-sol, révèlent un espace bondé. Sur la capture de la caméra 7, on distingue clairement Théo, le DJ, décédé dans l’incendie. La scène est figée, comme suspendue dans le temps. Mais ce n’est pas cette image qui retient le plus l’attention des enquêteurs. Une autre capture soulève de lourdes interrogations. La caméra 9 montre un couloir vide. Sur la droite, se situe la deuxième sortie de secours du sous-sol, comme l’ont confirmé plusieurs anciens salariés. La première correspond à l’escalier menant à l’entrée principale. Or, juste devant cette issue secondaire, une chaise apparaît clairement. Placée de manière à bloquer partiellement le passage, elle soulève une question essentielle. Des personnes ont-elles été empêchées de fuir ? 

Ce détail, glaçant, laisse penser que certains clients ont pu se retrouver face à un obstacle au moment de tenter d’échapper aux flammes. Ce mercredi, Jessica Moretti a de nouveau été entendue par les enquêteurs sur le fond du dossier. Cette audition intervient au lendemain de celle de son époux, actuellement placé en détention. Face aux enquêteurs, la gérante aurait craqué. L’enquête se poursuit, avec prudence et minutie. Les images figées du Constellation restent, à ce stade, l’un des rares témoignages visuels des minutes qui ont précédé le drame. Des images silencieuses, mais lourdes de conséquences.

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