Disparition d'Émile : on en sait plus sur les vélos saisis par la police
Deux vélos saisis chez les grands-parents d’Émile étaient utilisés par un oncle présent le jour de la disparition. Les expertises ADN sont en cours.
Résumé de l'article
Deux vélos saisis lors d’une perquisition au Haut-Vernet, utilisés par un membre de la famille, font l’objet d’analyses ADN dans une enquête relancée sur la disparition d’Émile.
La disparition et la mort du petit Émile continuent d’alimenter une enquête complexe. Deux ans et demi après les faits, les investigations se poursuivent et écartent désormais la piste accidentelle. De nouveaux éléments matériels viennent renforcer cette évolution judiciaire.
Parmi eux, deux vélos saisis lors d’une perquisition au Haut-Vernet attirent l’attention des enquêteurs. Un mois après cette opération, des informations précises ont été révélées sur leur utilisation et sur la personne qui s’en servait régulièrement.
Une perquisition clé au Haut-Vernet
Le 16 décembre 2025, les enquêteurs ont mené une perquisition au Haut-Vernet, lieu de la disparition d’Émile. Cette opération s’inscrit dans un contexte judiciaire lourd, marqué par un tournant majeur dans l’enquête. Les experts ont en effet écarté la piste accidentelle après l’analyse de la boîte crânienne de l’enfant. Celle-ci a révélé une lésion située sur le zygomatique droit, un os de la pommette. Selon les conclusions médico-légales, cette blessure serait compatible avec un coup volontaire, possiblement porté avec un objet. Lors de cette perquisition, les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs saisies, dont deux vélos appartenant à la famille.
Les enquêteurs ont retrouvé le premier vélo dans le garage des grands-parents d’Émile. Le second se trouvait dans une remise attenante à la maison. Ces objets n’ont pas été prélevés au hasard. Leur emplacement et leur état ont conduit les enquêteurs à approfondir leur analyse, dans l’espoir d’obtenir de nouveaux indices matériels. Selon BFMTV, cette perquisition visait à exploiter toutes les pistes encore disponibles. En l’absence de témoins directs et de preuves décisives, les enquêteurs examinent désormais avec la plus grande attention chaque objet potentiellement utilisé le jour du drame.
Des vélos utilisés par un membre de la famille d'Émile
Le mercredi 28 janvier, BFMTV a révélé que Maximin, l’un des neuf oncles et tantes d’Émile, utilisait les deux vélos saisis. Âgé de 20 ans, il se rendait régulièrement au Haut-Vernet pendant ses vacances et utilisait ces vélos sur place. Sa présence dans le village le jour de la disparition du petit garçon explique l’intérêt particulier porté à ces objets. En mars 2025, les enquêteurs ont placé Maximin en garde à vue avec les grands-parents d’Émile, Anne et Philippe Vedovini, ainsi qu’avec Marthe, l’une des tantes. Les juges n’ont prononcé aucune mise en examen à l’issue de cette mesure.
Le jeune homme, qui souhaite “préserver son anonymat”, vit aujourd’hui dans le sud de la France et exerce une activité professionnelle. Il n’a jamais pris la parole publiquement, mais “se tient à la disposition de la justice”, selon son avocate. Depuis la perquisition, les deux vélos ont été envoyés au laboratoire bordelais du professeur Christian Doutremepuich, spécialiste reconnu de l’analyse ADN. Une source proche de l’enquête précise que les expertises sont “toujours en cours”. Le laboratoire doit déterminer s’il existe des “empreintes digitales, du sang ou tout autre élément ADN”. Les juges d’instruction d’Aix-en-Provence décideront ensuite des suites à donner.
INFO BFMTV - Mort d'Émile: les deux vélos saisis en perquisition chez ses grands-parents au Haut-Vernet étaient utilisés par l'un des oncles du petit garçon pic.twitter.com/KawhyN6Wpo
— BFM (@BFMTV) January 28, 2026