Décès de Jean Pormanove : cinq mois après sa disparition, Naruto sort du silence et donne sa version des faits
Cinq mois après le décès de Jean Pormanove, le streamer Naruto sort du silence et livre sa version très personnelle et engagée
Résumé de l'article
Narutovie, proche de Jean Pormanove, s'exprime longuement pour la première fois sur la mort du streamer et défend leur collaboration ainsi que sa propre responsabilité.
Cinq mois après la mort du streamer Jean Pormanove en plein live sur la plateforme Kick, l’affaire continue de secouer le monde du streaming français. Raphaël Graven, de son vrai nom, est décédé le 18 août 2025 à l’âge de 46 ans. Et ce, après plusieurs jours de diffusion continue mêlant défis extrêmes, humiliations et mises en scène violentes. Depuis, enquêtes judiciaires, débats médiatiques et interrogations sur la responsabilité des créateurs et des plateformes se multiplient.
Longtemps resté silencieux, Owen Cenazandotti, alias Narutovie, l’un des principaux protagonistes des lives, a décidé de reprendre la parole. Ce dimanche 4 janvier 2026, il a publié une vidéo de plus de deux heures sur YouTube pour livrer sa version. Une prise de parole très attendue, ponctuée de justifications, de souvenirs… et de provocations.
Narutovie se défend et raconte sa relation avec Jean Pormanove
Installé dans une cabane isolée, barbe longue et ton grave, Narutovie ouvre sa vidéo par une phrase lourde de sens : « Bon, je crois que c’est l’heure des explications. » Il revient longuement sur sa rencontre avec Jean Pormanove, qu’il décrit comme une relation d’amitié et de collaboration professionnelle. « Cette relation, elle me manque. On passait toutes nos journées ensemble… Il n’y a pas un jour où je ne pense pas à toi », confie-t-il, avant d’ajouter : « Je ne sais pas comment je vais faire. » Narutovie raconte avoir rencontré Jean Pormanove il y a environ six ans, alors que ce dernier était isolé, sans situation stable. « Il me dit qu’il déteste sa vie, qu’il n’a pas de femme, qu’il a 40 ans. Je suis choqué, car il en fait vraiment 70… très maigre, les joues creuses », détaille-t-il.
Il explique lui avoir proposé son aide pour développer sa présence en ligne. « À l’époque, je me considère un peu comme son manager. Je m’occupe de tout gratuitement, je lui demande rien en retour. » Selon lui, cette collaboration a radicalement changé la vie de Jean Pormanove. « On passe de quelqu’un qui touche le RSA à 7.000 euros par mois », affirme-t-il. « On fait 400 euros par jour ! C’est une somme immense. » Avec l’arrivée de Safine, le trio se forme et migre sur Kick après des bannissements. Les contenus évoluent alors vers des lives de plus en plus controversés. Narutovie le reconnaît aujourd’hui : « On fait des lives borderline, on est borderline. »
« Je n’ai rien à me faire pardonner » : attaques contre les médias et phrase choc
Une grande partie de la vidéo est consacrée à la défense personnelle de Narutovie et à ses attaques contre le traitement médiatique de l’affaire. Il estime que les événements ont été déformés et instrumentalisés. « Les médias, l’opinion publique, vous avez voulu tout détruire », lance-t-il. Il évoque notamment les vidéos relayées montrant Jean Pormanove insulté, frappé ou humilié :
« Sur toutes nos heures de lives pendant trois ans, 1.700 clips de quelques secondes, c’est ridicule. » Concernant l’état de santé du streamer, il maintient n’avoir jamais été informé d’une maladie.
« Il n’avait pas de maladie particulière. Le seul truc qu’on savait, c’est qu’il avait une hygiène de vie catastrophique. »
Il affirme même avoir tenté de l’aider : « J’ai tout fait pour améliorer ça, je me suis disputé un nombre incalculable de fois avec lui pour qu’il s’améliore. » Et insiste : « Il ne voulait pas aller chez le dentiste, il ne voulait pas aller chez l’ophtalmo, il ne voulait pas faire de bilan. Rien. C’est moi qui lui prenais ses rendez-vous. » Narutovie rappelle que l’autopsie a conclu à une mort d’origine médicale ou toxicologique, sans intervention d’un tiers, et affirme ne pas être inquiété par la justice. Il termine sa vidéo en assumant totalement sa position : « Je n’ai rien à me faire pardonner. Au contraire, c’est vous qui devriez vous faire pardonner. » Avant de lâcher la phrase qui a immédiatement enflammé les réseaux : « Je vous pisse tous dessus. » Puis conclut : « Je vais revenir, je vais faire du contenu. »