Timothée Chalamet : il se fait recadrer après avoir dénigré l’opéra et les ballets
Timothée Chalamet a suscité une vive réaction du monde lyrique après des propos critiques sur l'opéra et le ballet, entraînant une réponse humoristique et défensive des institutions concernées.
Résumé de l'article
Timothée Chalamet a suscité une vive réaction du monde lyrique après des propos critiques sur l'opéra et le ballet, entraînant une réponse humoristique et défensive des institutions concernées.
Il voulait parler de cinéma, de ping-pong et de passion artistique. Il s'est retrouvé à jouer, bien malgré lui, un match en simple contre l'ensemble du monde lyrique occidental. Timothée Chalamet n'avait sans doute pas mesuré la portée de quelques mots prononcés avec désinvolture fin février.
C'est dans un entretien croisé avec son collègue Matthew McConaughey, diffusé simultanément par Variety et CNN, que le compagnon de Kylie Jenner lâche la phrase qui va tout déclencher. Évoquant ses choix de carrière et son rapport à l'art vivant, il déclare : "Je ne veux pas travailler dans le ballet ou l'opéra, ou dans des trucs où c'est genre : "Hé, continuez à faire tourner ça, même si plus personne n'en a rien à faire'". Conscient de l'ironie, l'acteur ajoute aussitôt, sourire en coin : "Je viens de me prendre des critiques pour rien !"
Des propos qui ne sont pas passés inaperçus
En quelques heures, les grandes maisons d'opéra du monde entier transforment cette sortie en matière première comique et prouvent, au passage, que le secteur qu'il enterre un peu vite sait fort bien se défendre sur les réseaux sociaux. L'Opéra de Paris est l'un des premiers à dégainer. Avec une élégance pince-sans-rire toute française, il poste une vidéo extraite de Nixon in China, actuellement à l'affiche, dans laquelle… on joue au ping-pong. Le commentaire tient en une ligne : "Plot twist : le ping-pong existe aussi à l'opéra, Timothée Chalamet". Subtil, efficace, imparable.
À Zurich, on choisit la surenchère. L'Opéra de Zurich, qui s'apprête à jouer Monster's Paradise, produit un court-métrage humoristique mettant en scène un faux dinosaure visiblement vexé : la créature saisit une photo de Timothée Chalamet et lui griffonne des moustaches et des cornes. "Hé Timmy, si tu as le temps, viens à Zurich, regarde Monster's Paradise et on pourra glisser tout ça sous le tapis", écrit l'institution suisse, avec la malice d'un adversaire qui sait qu'il a le dernier mot.
Un badbuzz viral
De son côté, le Metropolitan Opera de New York opte pour une réponse plus sobre mais peut-être plus cinglante. Il reprend la formule de politesse de l'acteur "Avec tout le respect que je dois aux gens du ballet et de l'opéra" et la pose en incrustation sur un montage des centaines de métiers qui font vivre ces disciplines : musiciens, costumiers, décorateurs, techniciens, danseurs, chanteurs. Sous-entendu : regardez ce que vous minimisez. Le Met conclut simplement : "C'est pour toi, Timothée Chalamet".
Timothée Chalamet avait lui-même anticipé le retour de flamme. La prochaine fois, peut-être s'abstiendra-t-il de commenter le service.